LES CHEOUX DE CAMPAN ET LES de CHEOUX DE BELGIQUE
COINCIDENCE OU LIEN A DECOUVRIR ?
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A lire : Petite chronologie de l’histoire de la Belgique Editions Généalogiques de la Voûte Editions du 10/2002 24, rue de la Voûte – 75012 - Paris ISBN : 2-84766-060-7 – Prix 4 Euros
Les armoiries des DE CHEOUX (remises le 12 août 1999 par M. A. Fourneau, archiviste de l’Abbaye de Rochefort près de Namur) : « De gueule au lévrier courant d’argent accolé de gueules, bordé et annelé d’or, surmonté en chef de trois roses d’argent, rangées de fasce »
La famille de CHEOUX connue de 1400 à nos jours (voir à la fin) Extinction du nom en Belgique : aucun porteur. 1- Généalogie mise à jour par les érudits locaux (voir le site Michel Chéoux Généalogie 33 : http://www.genealogie33.org) 2 - Son histoire au travers de sa généalogie
Le village de CHÉOUX en Wallonnie entre la Roche en Ardennes et Marche en Famenne. Situation géographique du village de CHÉOUX (centre du cercle: Sedan-Namur- Liège-Luxembourg) (sur la carte Blay Foldex 1/250000ème)
Photos du village de CHÉOUX
2 - Les DE CHEOUX du village de CHEOUX en Wallonnie (Belgique) (Prononciation locale : Chéiou) La découverte date de 1998, grâce à Jean Paul Spieldenner qui m’a informé que le nom de CHEOUX figurait dans Internet ( ??), dans GENEANET principalement. Puis, il a porté à ma connaissance l’existence d’un site sur la Laiterie de CHEOUX en pays wallon. Partant de ces informations, le 1er contact local a été Philippe DEMOULIN, astrophysicien à l’Institut d’Astrophysique de Liège qui m’a fourni les premières pages de l’histoire de cette commune wallonne et de ses habitants. Puis, René LAMBERMONT, de Marche en Famenne, m’a fourni certaines informations et m’a permis de connaître Jean JAVAUX, érudit local de Marche en Famenne. Celui-ci est décédé en 2002. Je rends hommage à sa mémoire et à l’homme qu’il était. En peu de temps, il est devenu un grand ami. Je remercie au passage, Philippe et René pour leurs communications et leur amitié.
La dynastie des de CHEOUX. Les érudits locaux, dont Madame MARICHAL-WIDART de Liège, Jean JAVAUX et bien d’autres personnes, ont mis à jour cette branche de seigneurs wallons. De longues années de recherches leur ont permis de reconstituer cette famille à partir de 1400, dont certains enfants ont été très prolifiques, notamment Bernard de CHEOUX qui a eu la bagatelle de 52 enfants avec 3 épouses légitimes (18+18+11) et avec sa camériste (5). Une personne de Waterloo m’a informé qu’un testament listant ces 52 enfants existait dans le fond Van Straten de Marche en Famenne, aux Archives Royales de Namur. Ce qui s’est avéré être une plaisanterie !! Les descendants sont très nombreux en Belgique, mais aucun d’eux n’est porteur du nom de CHEOUX (vérification de M. Mousny de Lignières le 12/8/99 que j’ai rencontré personnellement).
Les informations généalogiques de la famille de CHEOUX sont dans le site http://www.genealogie33.org. Les personnes intéressées peuvent reconstituer celle-ci, y compris, certaines descendances de collatéraux.
La connaissance de cette branche patronymique CHEOUX, localisée dans un toponyme identique, le village de CHEOUX, rattaché administrativement à RENDEUX par décret napoléonien de 1811, pose un mystère au généalogiste amateur que je suis devenu, étant intrigué par les 2 localisations de ce nom, aux antipodes de la France. Ma branche agnatique CHEOUX est issue d’Argelès-Bagnères, à 4 km environ de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Elle a été reconstituée jusqu’à 1650 environ. Cette branche est en voie d’extinction, dès le décès des 3 cousins restants : André, Maurice et moi-même, qui n’ont que des descendances féminines. Des recherches sont en cours pour déterminer son lieu d’origine, présumé CAMPAN. Les très nombreuses branches des CHEOUX de CAMPAN, sont reconstituées jusqu’à 1575. Elles ont été très prolifiques jusqu’à la moitié du 19è siècle. Elles sont en régression, mais des descendants masculins de la branche CHEOUX ESLOURINE permettront la continuité du nom. La branche CHEOUX DAMAS, semble avoir des descendances masculines. Les autres branches sont éteintes. La plus importante, CHEOUX ARRABINE, s’est fondue dans les 2 précédentes.
Trois CHEOUX ou CHEAULX sont localisés à CAMPAN, dès 1429, sur un acte judiciaire trouvé aux Archives Municipales de Bagnères-de-Bigorre (infos de M. Geoges Buisan qui a bien voulu me remettre copie des pages les concernant).
Les CHEOUX de CAMPAN et les CHEOUX de WALLONNIE = un mystère ! Ce patronyme CHEOUX n’est pas courant. Ces deux épicentres importants posent des interrogations : - pourquoi un patronyme similaire à plus de 1000 kilomètres? Coïncidence m’a dit un historien local !!! - pour quelles raisons cette similitude? - par quelles circonstances, quel motif, ce patronyme peut-il exister en 2 endroits très différents : les Hautes Pyrénées, en langue d’oc, et en Wallonnie anciennement la Lotharingie de culture germanique ? Ces interrogations permettent d’autres interrogations : - pourquoi des CHEOUX nobles, devenus seigneurs? - qui a pu anoblir le premier CHEOUX : quel monarque? - à quelle époque a t-il été anobli ? de quand datent les armoiries? - pour quelles raisons ont-ils été anoblis?
Les recherches des érudits locaux, notamment celles de Jean JAVAUX. Melchior de CHEOUX est localisé grâce à son mariage avec Marie de BRIFFOZ (le nom de Briffoz semble provenir du Hainaut), et aux naissances issues de cette union. Lui-même serait né vers 1400. Sa descendance est connue. Elle est donc dans mon site http://www.genealogie33.org.
La recherche des ascendants de Melchior de CHEOUX est beaucoup plus difficile et complexe. Jean JAVAUX, dans l’un de ses derniers courriers, m’écrit ceci : « J’ai épluché ces derniers mois toutes les villes, villages de la province du Luxembourg belge sans découvrir un iota de plus. Ces recherches renforcent ma conviction que les DE CHEOUX sont montés de France entre les années 1350 à 1400. J’ai découvert de très nombreuses familles nobles déjà en 850 mais avant 1400, pas un seul CHEOUX, CHEOUX, SIU …..ou autre. Pas même un mariage, une naissance comme témoin… »
A la lecture de ces lignes, de nouvelles interrogations se posent :- de qui est issu Melchior de CHEOUX? - d’où viennent ses parents? ses grands-parents? - viendraient-ils de Flandre? du Hainaut? de France? - qui de ses ascendants, a été anobli? père ? grand-père? arrière grand- père? - à quelle époque ? Répondre à ces questions permettra de localiser : personnage, époque, lieu. Un critère important, suite à une enquête approfondie, me permet de dire ceci : « Le nom de CHEOUX n’a pas de sonorité nordiste. Il n’est pas un nom du Nord. Il viendrait du Sud….. ! »
Une hypothèse gratuite, mais possible. Le flot de questions précédentes me permet d’avancer ceci : « Le nom de CHEOUX n’étant pas nordiste, il est donc un nom qui a pu très bien migrer du Sud vers le Nord. Cependant, d’autres questions se posent quant à cette migration : - qui a migré ? - comment a t-il migré ? - à quelle époque a t-il migré ? - pourquoi a t-il migré ?
Une découverte ! La consultation du site de la famille de CASTELBAJAC, dont le gestionnaire est M. Michel CHEVALLIER, descendant, m’a permis de faire une découverte qui pourrait très bien me fournir une piste sérieuse quant aux questions précédentes. En effet, son ancêtre, ARNAUD RAYMOND IV DE CASTELBAJAC, seigneur bigourdan, a été appelé en 1308 par son roi de France, PHILIPPE LE BEL, pour participer aux guerres contre les Flandres. Le seigneur de CASTELBAJAC avait le fief de CAMPAN dans sa seigneurie. Chaque maison de CAMPAN devait avoir disponible pour son seigneur, 1 soldat en armes. Le lien avec la Wallonie pourrait très bien passer par CAMPAN !!!
Hypothèse : Arnaud Raymond IV de CASTELBAJAC constitue son armée pour aller combattre dans les Flandres sur les ordres de PHILIPPE LE BEL. Dans ses hommes d’armes, un CHEOUX issu d’une famille campanoise ! Celui-ci est un vaillant combattant qui se fait remarquer durant cette campagne. Le roi PHILIPPE LE BEL, perd un grand nombre de ses chevaliers, tués au combat. Il les remplace sur le champ de bataille, anoblit un paysan, un serf, un manant, un vilain…. ! Parmi eux, un CHEOUX, qui, de son statut de paysan passe à celui de chevalier. En guise de récompense, le roi lui attribue des terres, un titre de noblesse, des armoiries. Il s’installe dans cette région en mouvance. Des Flandres, les descendants vont vers la Wallonnie, créent la seigneurie de CHEOUX qui prend le nom de son seigneur. De ce CHEOUX (°vers 1285 x vers 1310) anobli (supposition : vers 1308), 3 ou 4 générations ont pu permettre l’arrivée de Melchior vers 1400 (°1315 - °1350 - °1380 - °1400). Ce qui devrait imposer un axe de recherches ailleurs qu’en Wallonnie : Hainaut et Flandres, et ce qui confirmerait les propos de Jean JAVAUX : les DE CHEOUX viennent d’ailleurs, peut-être de France. Si aucun CHEOUX n’est trouvé dans ces 2 provinces belges, cette hypothèse de migration guerrière : Hautes Pyrénées, Flandres, Hainaut, Wallonnie, ne saurait être considérée. Où bien les CHEOUX viennent de France, directement, sans passer par les Flandres (il y a des DE CHEOUX dans le Comté de Bourgogne en 1475 – qui seraient issus des DE CHEOUX de Wallonnie vu leurs armoiries), auquel cas, d’où viennent-ils ?
Ces non-réponses devraient permettre de confirmer la thèse de la COINCIDENCE !!Cependant , Jean JAVAUX a émis une hypothèse dans l’un de ses derniers courriers : L’époux Melchior de CHEOUX de Marie de BRIFFOZ est peut-être un opportuniste, un usurpateur qui aurait pris le nom du village CHEOUX. Auquel cas, l’histoire des DE CHEOUX s’arrête là. Il ne reste plus qu’à rechercher POURQUOI le village est appelé CHEOUX.
Nous savons que le village de CHEOUS existe déjà en 1100, dans la vallée du Castelloubon, près de Lourdes. Ce village deviendra CHEUST, lors des relevés effectués par CASSINI, après 1750. Peut-il y avoir une relation entre les 2 villages ? Laquelle ?
Mais parler de coïncidence lorsque l’on sait que les peuples ont toujours voyagé sur de longues distances - voir les Croisades ou les nombreuses invasions - que représentent 1000 kilomètres au Moyen Age, si ce n’est que 8 ou 10 jours de voyage à cheval (Gaston Fébus s’est bien rendu en Prusse en 1357 et 1358 pour y chasser le renne !!!! de Pierre Tucoo Chalaa, historien). Je ne crois pas à cette coïncidence ! Je chercherai donc le pourquoi de ce mystère. Si des historiens ou érudits de cette époque moyenâgeuse peuvent m’apporter des informations précieuses, je les remercie par avance de l’envoi de celles-ci à l’adresse suivante : michel.cheoux@cegetel.net ou 33 Les Fougères 33160 – Saint Aubin de Médoc.
Michel Chéoux le 23 mars 2004.
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