Les Documents...
L'Enquête...
|
Le ruisseau «CHEOUX» à Barbazan-Dessus Pourquoi CHEOUX à cet endroit? Voir les photos 1,2,3,4.
Grâce à une information de l’historien gersois Stéphane Abadie, résidant à Mirande, j’ai appris qu’un ruisseau «Chéoux» existait dans cette région des Pyrénées, aux environs de Tarbes. Je demandais à ma sœur Marie-José de bien vouloir se rendre à la mairie de cette commune pour en savoir un petit peu plus. En effet, la secrétaire et le maire ont ressorti le plan cadastral et ont pu découvrir que ce ruisseau était bien désigné «Chéoux». Ils furent surpris d’apprendre cela. Ils lui remirent un exemplaire de ce plan et elle me le fit parvenir. Je me rendis sur les lieux le 25 octobre 2006. Par la route vieille route de Bagnères, je traversais Bernac-Debat et à travers bois, j’entrais dans Barbazan-Dessus. J’interrogeais les premiers habitants dont l’ancien maire, qui ignoraient totalement l’existence de ce ruisseau. Un autre monsieur m’indiqua une madame Fourcade, qui, en effet, le connaissait. Elle me précisa l’endroit appelé «Riou de Bert», et je m’y rendis. Je laissais la voiture en bordure de route, longeais une prairie qui descendait (photo 4), pour arriver à un fossé quelque peu déssêché, pas entretenu du tout. Par endroits, croupissait un peu d’eau saumâtre (photo 2), la végétation (photo 3) d’un lieu humide, caché à la vue du promeneur. Je traversais un petit bois pour arriver à une combe en demi cercle creusée en son milieu (photo 1), clôturée par un fil de fer barbelé, laquelle semblait quelque peu humide. Une source s’y cacherait-elle ? Je n’ai pas pénétré dans cette prairie pour vérifier. Je revins à la voiture, continuais la D85 jusqu’au carrefour de la route Bernac-Debat / Larrêt, tournais à droite et stoppais la voiture sur la route, en haut de la combe (photo 1) décrite précédemment, à 200 mètres environ du carrefour. Rien d’extraodinaire ! Rien qui puisse permettre d’affirmer qu’un Chéoux a pu résider à cet endroit et qui aurait donné son nom au ruisseau. Sur le chemin du retour vers Bernac-Debat, je trouvais un agriculteur et son fils sur un tracteur. Je leur demandais s’ils connaissaient ce ruisseau. Ils savaient seulement qu’il se jette dans l’Alaric après Allier…..point ! Je me rendis à Allier. Un habitant connaissait bien «l’Echéoux», et me conseilla de poser la question au maire. Ce que je fis. Monsieur Bailly, érudit en matière de généalogie et d’onomastique ne put me renseigner mais m’indiqua un monsieur Bruzaud de Burg, qui pouvait m’aiguiller vers un connaisseur. Rentré à Bordeaux, je téléphonais à ce monsieur Bruzaud qui ne put m’éclairer sur la provenance gascone du nom de «Chéoux» (connotation avec Echez me dit-il) et me renvoya vers le Dictionnaire Étymologique du Béarnais et Gascon Moderne de Simin Palay et vers celui de Maurice Berthe de 1313, professeur d’histoire, consultable aux Archives Départementales des Hautes Pyrénées, ou vers le Censier de 1313. M. Bruzaud m’a précisé que c’était le ruisseau qui avait pu donner son nom aux habitants du lieu et non l’inverse. Ce «fossé» est bien nommé «Chéoux» ; il sépare donc la commune de Barbazan-Dessus et de Bernac-Debat. Il ruisselle lors de grandes pluies et se jette dans l’Alaric (ruisseau plus important, d'un débit régulier, connu depuis le moyen âge), après la commune d’Allier, ceci dans le triangle délimité par les communes de Bernac-Debat, Barbazan-Dessus, Larrêt et Bernac-Dessus (voir le détail de la carte Blay Foldex – photo 5). Je ne sais pas si je trouverai une explication rationnelle à cet autre mystère. Le nom de Chéoux est peu courant. On le trouve cependant dans les Hautes Pyrénées et en ………….Belgique. Pourquoi ???? Remerciements aux habitants de Barbazan-Dessus et d’Allier, à Monsieur le Maire d’Allier et Monsieur Bruzaud de Burg qui ont essayé de me renseigner.
Enquête faite le 25 octobre 2006. Michel Chéoux le 11 novembre 2006.
|
|
Monsieur Lafitte-Matalas,
Monsieur Chéoux, |
|
![]() |
|