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Original de l'acte

ACTE de RECONNAISSANCE du TITRE DE NOBLESSE

ET ARMES  DE LA FAMILLE DE CHEOUX.

Traduction de l’acte original. 

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1 Je soussigné Escuyer Roi d’Armes de sa Sacrée Majesté Impériale

2 Roiale Catholiques Héraut Provincial sur le District du Bas

3 Rhin et dais Circonvoisins de son Altesse Sg Evêque et Prince

4 de Liège Duc de Bouillon Généalogiste et Armoriste du

5 St Empire-Romain étant requis du Noble Seig Jacque Evrard

6 Baptisé à Lignières l’an 1636 (rajouté entre les 2 lignes)

7 de Chéoux de lui depecher certificat en forme probante

8 et autentiq touchant la Noblesse et port des Armes de

9 sa famille, Certifie et atteste a tous ceux qu’il appartiendra

10 en faveur de Justice et de vérité que l’ancienne et Noble famille

11 de Chéoux au Duché de Luxembourg porte pour armoiries

12 et Blason un écu de gueul au lévrier rampant d’argent

13 colleté de gueul bordé et annelé d’or a trois roses d’argent

14 en chef posées sur ledit écu surmonté d’un heaume tourné

15 a droit ; treillé, grillé et lizeré d’or aux hachemens ou

16 Lambrequins et bourlet de gueul et d’argent d’ou porte

17 pour cimier un demi lévrier au blason de l’Ecu, et

18 que les descendants  de cette famille ont de tout temps

19 îmmemorial etez tenus et reputez pour gentils-

20 hommes et jouis des privilèges de Noblesse aÿants aussi

21 etez alliez a plusieurs anciennes et Nobles familles

22 comme d’Autel, de Sorée, de Harre, de Grandhan,

23 de Waha, de Lardenois de Ville, d’Anthine et autres

24 de quoy il mai apparu et consté tant par la Généalogie

25 de cette Noble famille reposante es archives heraldiques

26 de mon Noble Office que par instruct documents

 

1 dignes de foÿ et de croyance, Ce pourquoi en foi de témoignage

2 La vérité J’ay bien……en droit étant requis de depecher les pr(euves ?)

3 signés de ma propre main et mariés du scel (sceau) de mes armes

4 a donner J’ose en pareils cas pour savoir et valoir pour tout ou besoin serat

5 et offices fais en la Cire de Liège le dix sept novembre

6 mille sept cent et trente neuf.   

7 Signé : Le Fort.

 

Commentaires sur ce document .

(les passages non déchiffrés, l’ont été par Mme Aimée INGEVELD de Waterloo le 21 juillet 2005 que je remercie).

 

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Ce document a été produit lors du procès pour la répartition des aides et des charges publiques qui s’est tenu en 1702 à LUXEMBOURG, par EVRARD DE CHEOUX, pour prouver la légitimité de son titre de noblesse.

La Sentence rendue au Conseil du Luxembourg, est du 10 mars 1704 :

…….Monseigneur le Gouverneur….. ?……et Président du Conseil du Roy notre Sire à Luxembourg déclarent…… ?……lainé jouis de franchises appartenant aux personnes nobles…..(notre manuscrite trouvée dans les documents du Père A. Van Iterson). Incomplète.

 

Appel à MALINES le 3 mai 1704 et ouverture du procès, défendant aux habitants de LIGNIERES de comprendre EVRARD DE CHEOUX dans la répartition des aides et des charges publiques.

 

A la rédaction de ce résumé, je ne connais pas les suites de cet appel.

Les érudits de Marche en Famenne, de Rendeux, de Lignières (MM. J Javaux, R.Lambermont, Ph.Demoulin et Mousny) le savent-ils ?

 

Les vrais nobles de Chéoux :

 Cet acte m’est parvenu le 2 octobre 1999, avec plusieurs feuillets de notes (a déchiffrer) du Père ALBERT VAN ITERSON, expédié par M. A. FOURNEAU, archiviste et bibliothécaire de l’Abbaye de Saint-Rémy de ROCHEFORT (Belgique), que je remercie pour sa collaboration et sa grande gentillesse.

Il se trouve dans le dossier de LAMBERT DE CHEOUX, Abbé de Saint-Rémy de 1633 à 1643. LAMBERT, né en 1592, mourut à St Rémy, y fut inhumé en 1643.

Il était le fils de EVRARD DE CHEOUX et de JEANNE DE CASSAL.

Il avait 4 frères et 3 sœurs :

1- Melchior fut curé de Jamblinnes,

2- Jean épousa Jeanne MODART. Ils périrent avec 2 enfants de la peste en 1636, les 2 autres enfants ayant créé les branches de VILLERS-MASBOURG (Gillet, Laval, Kinet) et DECOLNET, WIDART….

3- Evrard fut curé de Wéris,

4- Gilles épousa Anne de HARRE,

5- Anne épousa Louis de HARRE,

6- Marie épousa Hubert de MOUTIER (créa la branche De La Tour de Haultepenne - hollandaise),

7- Elisabeth épousa en 1618 Hervin de WERPEN, échevin et greffier de Nandren, résidant à Rilleset (enfant trouvée dans les notes du Père A. Van Iterson). Cela reste à vérifier.

 

Je ne me permettrai pas d’interpréter les termes de cette copie d’acte authentique, rédigé par, l’écuyer, roi d’armes, résidant à Liège, J. LEFORT, qui détient les archives de la famille DE CHEOUX.

Cependant, il nous permet de nous assurer que la famille DE CHEOUX possède un titre de noblesse ainsi que des armes qui sont décrites avec précision, dans le langage héraldique.

Certains historiens émettant des doutes quant à l’utilisation de la particule dans les patronymes, celle-ci n’ayant pas force de titre de noblesse.

Les précisions apportées par ce document nous permettent de lever le doute :

 

Les DE CHEOUX de Chéoux, sont bien des nobles.

 

La pauvreté de cette famille, vu les descriptions faites dans certains documents, malgré l’anoblissement dont elle a été l’objet (des investigations sont à mener pour savoir qui, quand, comment, pourquoi ?), n’a pas permis que les biens immobiliers, notamment la maison de Lignières qui a brûlé en 1676 avec meubles et papiers dans un terrible incendie, ainsi que l’église et une partie du village, arrivent jusqu’à nous.

Il ne reste rien des DE CHEOUX, hormis quelques archives stockées à St-HUBERT, LIEGE ou LUXEMBOURG. 

Le château de CHEOUX n’étant pas visible, les habitants «supposent» qu’il fut  construit :

-          dans un petit bas-fond où une mare est toujours présente, pas très loin de l’église,

-          ou bien, sur le sommet d’un mamelon, sur lequel est construite la maison de M. GILLET, en bordure de la route actuelle Chéoux-Lignières, face à la propriété de M. et Mme PIERRET (dont la maison possède des vestiges du château : pierres et poutres visibles à l’intérieur) et à 100 ou 150 mètres du monument aux morts de 14/18.

 

Les «faux» nobles de CAMPAN.

En ce qui concerne la particule nobiliaire, nous constatons dans les actes paroissiaux consultés des Hautes-Pyrénées, que la préposition «de» est utilisée à tort et à travers, et laisse planer des suppositions rapidement écartées ; pour exemple un acte  pris au hasard sur le microfilm de CAMPAN, n° 5MI – 417 des A.D. de Tarbes :

« Le 28 8bre 1651 fut baptisé un enfant de Maniolou de Chéoux et de Jeanne de Soucaze mariés auquel a été imposé le nom de Pierre étant parrain et marraine Pierre Couture et Marie de Soucaze les tous deux de Campan. Signé par moy curé…. »

 

Les de Chéoux et les de Soucaze n’ayant en rien de titres de noblesse. Les coutumes linguistiques de l’époque (on parle encore comme cela de nos jours), pouvant permettre la confusion avec un vrai DE CHEOUX qui aurait très bien pu se fixer dans la région.

La consultation des registres de 1636, 1637, 1638…. m’a permis de vérifier si le fils de Gilles DE CHEOUX et de Anne DE HARRE, CHARLES DE CHEOUX, n’était pas venu se réfugier dans la vallée de CAMPAN, pour fuir la peste qui décimait sa famille. Il n’en est rien, les CHEOUX étant déjà implantés en …. 1620 (des actes paroissiaux existent, donc… !) et en 1429 (1 acte judiciaire trouvé à Bagnères de Bigorre fourni par M. BUISAN de Tarbes, historien de la vallée, citant 3 CHEAULX).

 

Conclusions :

La démonstration de EVRARD DE CHEOUX, nous permet d’avoir en main un acte qui notifie à juste titre, la légitimité de la branche des DE CHEOUX, à compter de MELCHIOR.

Les ascendants de MELCHIOR étaient-ils nobles ou bien était-il le premier ?

Dans ce cas, cela nous permet de dater la délivrance du titre et la création des armoiries : antérieur à 1400. Peut-être même bien avant 1285 puisque un ou des CHEOUX ont participé à la Guerre de la Vache !!!Vu l’incapacité d’EVRARD de prouver la légitimité du titre antérieurement à MELCHIOR DE CHEOUX, cela démontre que même la noblesse ne transmettait pas ou n’enregistrait pas tout ce qui pouvait  faciliter ses légitimations.

En quelque sorte une négligence de sa part, ou bien, les archives ont disparu au cours des siècles, suite aux évènements divers qui se sont produits (voir l’incendie de Lignières, les révoltes, les guerres, ou bien les litiges familiaux etc …).

 

Nous avons donc, la certitude de la position nobiliaire de la famille DE CHEOUX.

 

Enquête de Mme Aimée INGEVELD de Waterloo 2005/2006 :

 

Les nombreuses recherches de Mme INGEVELD, ont permis de trouver des armoiries de CHEOUX dans les familles luxembourgeoises (voir son e mail du 24/09/2006 – 14h21) donc copie ci-après.

  

1- Blason original CHEOUX                        

2- Blason des comtes de Limbourg                                

3- Blason des Wassemberg                                                             

4- Blason de Gueldre                                

5- Blason de Luxembourg                                              

6- Blason Gérard de Durbuy                                                            

 

Des hypothèses sont avancées en ce qui concerne l’ ancêtre de MELCHIOR DE CHEOUX qui pourrait bien être GERARD DE DURBUY qui vivait à CHEOUX en 1280.

L’étude de cette famille permettra t-elle de lever le mystère des ancêtres de MELCHIOR, introuvables.

Les travaux de Mme INGEVELD, d’une importance capitale, dont le déchiffrage du testament de MELCHIOR datant de 1476, nous apportera t-il des précisions quant à ceux-ci ???

Réponse à venir…. !!!!

 

Michel CHEOUX le 15 octobre 1999. Relecture et modifications le 11 octobre 2006

 

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