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  Origine et Etymologie

 La commune de Chéoux et son histoire 1    La commune de Chéoux et son histoire 2
 

 Les amis de Chéoux

   
 

 ORIGINES DE CHEOUX (Wallonnie)

Albert CARNOY, Professeur à l’Université de Louvain

Ouvrage : Origines des noms des communes de Belgique (Tome I – A-J) Editions Universitas 1948 – Louvain – 44 rue des Récollets.

 

Page 133 de l’ouvrage

 

CHEOUX (dép. Rendeux ? Rendeux) Xiè siècle SIGUDIS. St. M. 108, 1945 Chyouet. Gr. Van.

“Villa de SIGOLD” (= SIGWALD F.I. 1332)

 

Emile TANDEL, Commissaire de l’arrondissement d’ARLON-VITRON

Les Communes Luxembourgeoises – Tome V – Arrondissement de MARCHE – M. l’Abbé de LEUZE.

Editions Culture et Civilisation – Avenue Gabriel Lebon 115 – 1160 Bruxelles – 1980

 

Etymologie page 544.

 Sections : 1. Chéoux Lavaux ; 2. Chéoux Noblesse ; 3 ; Chéoux Rendeux.

Chi (roman) = case, habitation (M. Chotin).

Ou, oux désignent une élévation.

Ainsi, une maison sur la hauteur.

Lavaux, c’est Chéoux dans la partie basse ;

Noblesse, c’est Chéoux habité par une ancienne famille noble ;

Rendeux, c’est Chéoux rapproché de Rendeux

 

 

  La commune de CHEOUX et son HISTOIRE.

 

ETYMOLOGIE du toponyme CHEOUX  d'après Mosaïque Historique autour d'un hameau des Ardennes de Joseph COLLET - Edité en 1935, pages 544 à 555.

 

Les Alleux féodaux de CHEOUX (page 22 d'un ouvrage qui m'a été transmis par Marie Claire Widart - pas de référence):

CHEOUX se nommait au XIIè et XIIIè siècles: CHIU et auparavant SIU.

 

Trois sections existent à CHEOUX:

1- CHEOUX-LAVAUX (Rendeux Ste Marie, seigneurie du Comté de la Roche, Duché de Luxembourg, constitué par ce village, et par les hameaux de Hamoul, Nohaipré et la partie de CHEOUX encore dénommée CHEOUX-LAVAUX - page 96 de l'ouvrage de M.C. Widart).

2- CHEOUX-NOBLESSE (était un Alleu dépendant de la seigneurie de Marcour, comté de Montaigu - page 96 idem)

3- CHEOUX-RENDEUX (Rendeux St Lambert qui était le fief de la Principauté de Liège, avec comme dépendances de celui-ci, Bardonwez et la partie de CHEOUX toujours dénommée CHEOUX-RENDEUX ou CHEOUX PAYS de LIEGE - page 96- idem)

Prononciation wallone de CHEOUX = CHEIOU (ajouter un I phonétique, ne pas prononcer le X).

 

ETYMOLOGIE :

CHI en roman = case, habitation (M. CHOTIN)

OU, OUX désignent une élévation (opposition à OUL = creux, cavité)

Ainsi, la signification étymologique de CHEOUX serait: "LA MAISON SUR LA HAUTEUR"

 

CHEOUX-NOBLESSE:

Page 167 de l'ouvrage communiqué par Marie Claire Widart):

Nous ne nous occuperons que de CHEOUX-NOBLESSE qui comporte la partie du village où habitaient aux siècles passés, quelques châtelains.

Des châteaux qui en faisaient l'ornement, il ne subsiste plus rien. Seules les traces des étangs qui en dépendaient, se remarquent toujours dans le dénivellement du sol des prairies. Cette section, malgré son origine, ne possède pour ainsi dire rien. Elle n'a d'autres ressources que les impôts à charge de ses habitants.

Il y a une centaine d'années une bonne douzaine de ménages habitaient encore cet endroit. C'est alors que commencèrent à peser les charges fiscales sur ces contribuables qui ne surent pas tous comprendre que "Noblesse oblige".

Il fallait bien que s'entretînt la voirie! Or, les chemins sur cette partie ce CHEOUX s'étendent sur une assez grande distance. Et après la répartition des impôts communaux c'est à CHEOUX noblesse que revenait l'honneur de pourvoir sous ce rapport, aux nécessités locales. C'est pourquoi les habitants devinrent si rares. Trois demeures seulement restèrent sur les terres des anciens castels. Ajoutons-y l'école communale occupée par L'instituteur et nous aurons le total des ménages héroïques dont le courage fiscal ne s'altéra pas (1 la taxe de voirie dépassait de beaucoup les contributions ordinaires au profit de l'Etat).

......On sait que les DE CHEOUX sarteurs et bûcherons (dit le poème héroïque de la Guerre de la Vache) qui allaient au sart, bottés et en éperons, possédaient des armoiries (voir le blason).

Si l'on en croît la chronique parlée du temps, ils n'avaient pas bonne presse les seigneurs DE CHEOUX! On les représentait comme étant des hommes violents, ladres et même rapaces. Aussi s'armaient-ils sérieusement quand ils entreprenaient le moindre voyage. Néanmoins, tous n'échappaient pas aux coups que leur réservaient certaines personnes. On cite deux morts violentes parmi eux!

Les auteurs de ces crimes ne furent jamais chatiés.

 

MELCHIOR DE CHEOUX, l'ancêtre connu:

Appelé MELCHIOR le joieux et plaisant de nature; Il avait un frère d'arme appelé LONGNE (source: document de Jean JAVAUX: généalogie de la famille DE CHEOUX).

DES ERREURS GROSSIERES DE DATE, ou d'ATTRIBUTION des ENFANTS.

 

Année 1429

Melchior de CHEOUX escuyer seigneur du dit lieu de journal, jaine epousa marie debreffe fille de jacque de BREFFE escuyer et seign du dit lieu patenté l'an 1482;

 

Repère historique de l'année 1429:

Jeanne d'Arc  chevauche à travers la France. Elle réussit à convaincre le sire de Baudricourt de la faire conduire auprès du roi de Bourges. Elle rencontre Charles VII à Chinon le 13 février. Convaincu, le souverain lui confie quelques troupes. Orléans est délivrée de l'assiégeant anglais le 8 mai.

Cet évènement galvanise les Français, qui, dès lors, suivent Jeanne.

Victoires de Patay le 18 juin, Troyes, Châlons. Jeanne fait sacrer Charles VII à Reims le 17 juillet par l'archevêque Regnault de Chartres. Elle souhaite poursuivre la lutte: le roi et ses chefs militaires la secondent mollement. Elle échoue devant Paris où elle est blessée le 8 septembre.

En Bourgogne (ce n'est pas loin de CHEOUX), Philippe Le Bon crée l'ordre de la Toison d'Or. Maintenu en Espagne jusqu'à 1931.

(Extrait de la page 565 de "Chronologie Universelle d'Histoire" Edit. Larousse 1997)

 

Année 1477:

Louis XI combat les derniers grands féodaux qui lui sont hostiles: duc d'Alençon, comte d'Armagnac, comte de Saint-Pol, duc de Nemours. Leurs domaines sont incorporés au domaine royal.

Lorraine. La bataille de Nancy . Le jeune duc René II, 1451-1508, dépouillé par Charles le Téméraire, soutient victorieusement un siège et engage un combat où Charles trouve la mort.

La Bourgogne-duché revient à la France comme fief mâle.

Marie, duchesse de Bourgogne, héritière des autres possessions du Téméraire, épouse Le 18 août Maximilien d'Autriche.

Louis XI, qui avait envahi la Picardie, l'Artois, est battu à Guinegatte par Maximilien le 17/8/1479.

 

Tout cela se passe pas très loin de CHEOUX en Wallonie.......!!!!!!!

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----- Original Message ----- From: Automotive To: cheoux@wanadoo.fr Sent: Tuesday, August 10, 2004 2:13 PM Subject: cheoux

Message de Jacques JACOBS du 10 août 2004.

 

M. CHEOUX ,

Tout d'abord, un grand merci. J'ai bien recu votre courrier et vous en remercie. Je possédais déja certains documents, que je vous proposais de vous envoyer.

Je vous recontacterai prochainement, le temps de décortiquer un peu la matière.

Concernant la double feuille avec les armoiries, avez-vous l'autre document de même format qui reprend la même matière mais avec d'autres détails écrits.

Concernant la copie du livre du chanoine Gourdet, que je possède, connaissez vous le site de l'institut du patrimoine en Belgique ??

Adresse / www.kikirpa.be

Sur ce site, vous pouvez avoir accès dans la "photothèque en ligne " a un formulaire "moteur de recherche"

En cliquant par exemple sur " nom de famille " dans la case "donnée iconographique " et en ouvrant la liste des noms après y avoir indiqué, par exemple ' che'

on vous propose une liste de nom avec parfois différentes graphies. Vous choisissez et vous aurez accès a une foule de photo de pièces diverses, souvent a connotation religieuse photographiée par cet institut.

C'est ainsi que pour CHEOUX, vous allez pouvoir consulter plusieurs blasons, dessinés assez frustement, dans un armorial conservé a l'abbaye de Rochefort. Six ou sept blasons sont normaux, mais l'un d'entre eux possède, dans le cartouche reprenant le nom de CHEOUX, une autre mention accolée

qui n'est pas très lisible sur la photo. J'ai pris contact avec le frère archiviste pour avoir le détail (cette mention m'intrigue beaucoup ) .

De plus ce site reprend énormément de photos de pierres tombales armoriées.

Vous pouvez aussi faire des recherches par d'autres critères.

 

Problème des différents blasons.

1)

Sur l'armorial de J B RIESTAP disponible en ligne sur le site euraldic.com , le lévrier est dit courant ??? (erreur de traduction ou plusieurs versions de

cet armorial (voir votre dessin provenant planche Riestap)

2)

Sur le même armorial, a CHAIX, d'azur a un lévrier courant d'argent, brochant sur un chêne tronqué de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

(je trouve troublant cette similitude de nom et la présence du lévrier courant)

Quand au blason avec le chevron, je le connaissais ( je possède l'armorial de Jean Claude Loutsh ) je pense quand à moi a une branche issue de l'alliance de CHEOUX-de HARRE. En effet la croix ancrée est un des meubles du blason de la famille de HARRE.( à l'origine de HARRE blasonnait aux trois losanges, mais après leur alliance avec la famille de Sevenborn (Septfontaine en Francais), une branche écartelée avec la croix ancrée aux deux et aux quatre.

3)

Document " Généalogie de la famille de  CHEOUX "annoté" cette généalogie ne peut être prise en compte, pas claire, compliquée", elle m'a quand même déja

permis de me souvenir d'un opuscule sur la famille SARTER, écrit par un historien faisant référence dans le Luxembourg, et citant bien une union entre Beaudouin ( II ) SARTER (cité SARTET dans le document) et une Marguerite de CHEOUX, et dont les généalogies courantes ne parlent pas. Connaissez vous l'ouvrage d'ou est tiré ce document ? (document bien dans le style [transcription grossière des noms, approximation] d'un autre que je posséde concernant la famille de HARRE) et du a Hypolite de Groulard vers 1850.

Quant le document cite "Sybille fille de messire Ancieau DEFOSSEE, il veut dire Sybille, fille de Ancieau de SOREE ( et pas defossee ) dit de Juppleu .

4)

A propos des enfants des deux mariages de Bernard de CHEOUX, en 1° avec Catherine d' AUTEL et en 2° avec Sibille de SOREE dite JUPLEU, il est aussi dans le vrai mais il mélange les enfants et les générations.

Lorsqu'il cite des filles mariees

1) a Beausaint : on retrouve a Beausaint (la Roche ) la tombe de Johan de la Roche et son épouse Isabeau de Vervoz.

Dans les quartiers de l'épouse on retrouve CHEOUX et ANTHISNE /

en 2) a Rendeux : une Marie de CHEOUX a épousé Philippin de Rendeux  /

en 3) a Bastogne : une Catherine DE CHEOUX a épousé un certain PETITJEAN de Bastogne.  /

en 4) au Seigneur de WAHA ;

Marie DE CHEOUX, fille de Bernard DE CHEOUX  et de Sibille de Sorée a bien été mariée en 1° noce a Gilles de Waha.

en 5) La même Marie, après avoir été mariée en 2° noces a Grégoire BRISBOIS, s'est remariée en 3° noces avec Thomas LARDENOIS DE VILLE.

Quant aux autres filles qu'il cite comme religieuses, au Val notre Dame et à la Paix Dieu, il est normal que sans recherches spécifiques dans les obituaires des couvents en questions l'on n'en retrouve pas trace (je vais rechercher) .

Dans presque toutes ces familles de petite noblesse a cette époque, on se "débarrassait" de quelques filles en accordant une rente au couvent qui les prenait en charge, cela évitait d'avoir à trop morceler les terres et les biens lors des successions. Dans la famille des de HARRE, plusieurs religieuses à chaque génération.

Je suis occupé à vous refaire un tableau généalogique clair et précis de ce que je sais sur concernant les CHEOUX, c.a.d. ce qui est conforté avec des sources

d'archives irréfutables, ou des sources lapidaires encore visibles actuellement.

Une dernière réflexion: ce document en question, a propos de Melchior, le surnomme "joieux" c'est a dire joyeux en wallon, et parle de frère d'arme, ce qui pourrait laisser supposer qu'il était aussi militaire???

Meilleures salutations.

Jacques Jacobs.

 

MOSAIQUE HISTORIQUE AUTOUR D'UN HAMEAU ARDENNAIS de Joseph COLLET - 1935

 

Rendeux Haut ou Rendeux Saint Lambert, qui est le chef-lieu de l'actuelle commune de Rendeux, constituait avec Bardonwez et une partie du village de CHEOUX (toujours dénommé officiellement CHEOUX-RENDEUX), une seigneurie avec haute Cour de Justice. Cette seigneurie faisait partie de la principauté de Liège.

Nous n'avons pu découvrir la moindre indication permettant de faire connaître les raisons qui avaient amené les Princes Evêques de Liège, à étendre leur autorité à cette enclave dans le Duché de Luxembourg.

Rendeux Bas ou Rendeux Sainte Marie, seigneurie moins importante, avait une cour de basse Justice de laquelle dépendaient les hameau de Hamoul, Nohaipré, Waharday, et la partie du village de CHEOUX, appelée CHEOUX-LAVAUX. Cette communauté qui était le fief du Comté de La Roche, était placée sous la juridiction de la Haute Cour de Justice de Hampteau.

Après la Révolution française, les villages de Rendeux Saint Lambert et Rendeux Sainte Marie, devinrent respectivement Rendeux Haut et Rendeux Bas. Ils constituèrent deux communes distinctes: Rendeux Haut avec CHEOUX-RENDEUX et Bardonwez; Rendeux Bas avec Hamoul, Nohaipré-Waharday et le reste de Chéoux.

 

Le 6 juin 1811, les deux communes furent réunies en une seule avec Rendeux-Haut comme chef-lieu.

"Extrait des Minutes de la Secrétairerie d'Etat au Palais Impérial de Saint Cloud le 6 juin 1811.

Napoléon Empereur des Français, Roi d'Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, médiateur de la Confédération Suisse.

Sur le rapport de notre Ministre de l'Intérieur,

Notre Conseil d'Etat entendu;

Avons décidé et décrétons:

Article premier. - La Commune de Rendeux-Bas, département de Sambre et Meuse, est réunie à celle de Rendeux Haut, sous la réserve néanmoins des droits de propriété et autres dont chacune des dites communes jouit séparément.

Article 2. - La Municipalité de Rendeux-Bas est supprimée, les registres et les papiers seront tranférés aux archives et Mairie de Rendeux-Haut.

Nos Ministres de l'Intérieur et des Finances sont chargés du présent décret.

Signé: NAPOLEON.

 

De 1796 à 1814 ces localités étaient rattachées au département de Sambre et Meuse. En 1814, elles passèrent au Département de l'Ourthe dont LIEGE était le chef-lieu.

De 1816 à 1818, elles firent partie de la Province de Liège.

Et à partir de 1818, elles firent définitivement partie de la Province du Luxembourg

(Infos de la page 95 du livre communiqué par M.C. Widart

 

La Commune de CHEOUX.

Extrait de la notice de M. COLLET, instituteur communal à CHEOUX.

 

Le village de CHEOUX se compose de 3 sections ne formant qu'une seule agglomération et ayant chacune leur budget et leur compte.

CHEOUX-LAVAUX et CHEOUX-RENDEUX possèdent des terres et des bois communaux; les terres sont louées aux habitants de ces 2 sections moyennant la somme de 6 francs environ par hectare, et les portions affouagères qui leur sont délivrées chaque année leur procurent, outre le chauffage, des écorces d'une valeur parfois double du montant de l'imposition.

Quant à la section de CHEOUX-NOBLESSE, elle ne possède rien et doit subvenir à ses dépenses à l'aide d'une imposition sur la fortune présumée. Autrefois, cependant, elle était admise à prendre sa part des bois communaux avec la section de CHEOUX-LAVAUX et les villages de RENDEUX-BAS, de HAMPTEAU, de HOTTON, etc. Cette faveur lui était accordée, dit-on, par reconnaissance envers M. FLAMIN, avocat, habitant le château, qui donnait gratuitement ses avis à tous les ts de ces localités.

Après sa mort, cette faveur fut supprimée et CHEOUX-NOBLESSE dut faire face à ses dépenses à l'aide d'une imposition personnelle.

C'est ce qui explique pourquoi cette section, autrefois si peuplée, ne compte plus aujourd'hui que trois feux. Ainsi en 1863, elle comptait 10 feux sur lesquels était répartie une imposition de 30 francs, somme qu'ils acquittaient à la caisse communale avec le prix de la location des boues. Dix ans plus tard, elle ne comptait plus que 4 feux ayant à payer une imposition de 130 francs.

En 1877,

Daoust, fermier, doit payer 46 francs;

Dessy, propriétaire doit payer 36 francs;

L'instituteur, 18 francs.

Autrefois, on comptait plusieurs châteaux sur le territoire de CHEOUX-NOBLESSE - TERRE de MONTAIGU - et successivement habités par diverses familles nobles, telles que les DE CHEOUX, les DE VILLERS, les DE GROULARD, et les DE FAVAIGE.

Le dernier des châteaux fut bâti vers la finb du 17è siècle - 1692; on raconte que les voituriers, pour chaque tombereau de pierres qu'ils allaient chercher à HAMOUL, c'est à dire environ à 4 kilomètres, recevaient la somme de 4 patards de LIEGE.

Il fut vendu et démoli en 1868; à la Croix du Barbier, on voit une tombe qui porte l'inscription suivante:

Ici fut occis le jour des Roys 1674 M. HENRIS DE CHEOUX en son vivant Mayeur de Hodister, Eschevin de Rendeux, et de Hampteau.

Elle rappelle le souvenir d'un assassinat qui resta impuni.

Une autre pierre, à lieu dit "Chêne Hamby" rapelle un fait du même genre: M. Archange Joseph Guillaume de FAVAIGE, tué le 2 septembre 1817, âgé de 24 ans, né à CHEOUX.

Les registres paroissiaux de Hodister, paroisse dont dépendait CHEOUX-NOBLESSE, mentionnent les DE CHEOUX, DE VILLERS, DE HOSSEUSE, DE GROULARD, DE FAVAIGE.

Les derniers seigneurs de CHEOUX cédèrent au village la chapelle qu'ils y avaient fait construire, ainsi que tous ses ornements.

 

Les alleux de CHEOUX, et les Seigneurs (page 169 et 170 de l'ouvrage de M.C. Widart)

Les alleux de CHEOUX faisaient partie de la seigneurie de Marcour.

Ces bien allodiaux étaient la propriété des châtelains de CHEOUX évidemment.

On sait que les alleux avaient les principaux caractères de la propriété moderne. Ils comportaient le droit de jouir, de disposer, d'aliéner son bien. Ils étaient même exemptés de toute charge laissant apparaître leur infériorité quelconque. Les possesseurs d'alleux n'étaient pas non plus astreints à faire relief de leurs propriétés, c'est à dire remplir cette formalité qui consistait à se présenter périodiquement devant la Cour pour déclarer ses biens et immeubles.

Les châtelains de CHEOUX, qui portaient, en général le titre de Seigneur, se prévalaient de leurs titres lorsqu'ils étaient invités en Justice. Ils refusaient de comparaître en invoquant leur noblesse qui appelait l'intervention exclusive de la Cour de Luxembourg. Des protestations de plusieurs d'entre eux sont mentionnées dans les registres de la Haute Cour de Marcour.

Ils n'étaient cependant pas tous, à proprement parler,  des Seigneurs du crû. Souvent d'ailleurs, ils étaient l'objet de sarcasmes de la part de la noblesse de l'époque en raison de leurs sentiments démocratiques. On trouva même à ce sujet, des vers écrits par quelque rimeur amateur de ce milieu, où l'on ne concevait pas que des hommes du monde pussent sans se diminuer, déroger à la règle qui interdisait à la noblesse de se livrer au travail, de se commettre avec le peuple, de partager sa vie. Or, les Seigneurs de CHEOUX n'hésitaient pas  parfois à cultiver eux-mêmes leurs terres, à entrer en rapport avec des agriculteurs des autres sections de CHEOUX.

Certains se sont tellement rapprochés du paysan que l'un d'eux, Antoine DE VILLERS MASBOURG a donné ses trois filles en mariage à des fils de cultivateurs de CHEOUX et de RENDEUX SAINT LAMBERT. L'une d'elles Marie Joseph a épousé le 2 février 1773 Paul Henri KINET de CHEOUX.

Un notaire de Marche a été appelé en 17...? a établir la généalogie d'un des Seigneurs de CHEOUX; il l'a fait en ces termes:

"Le soussigné Notaire Royale de la résidence de Marche, confesse et certifie d'avoir leu et escopié la tombe de Noble homme Bernard DE CHEOUX reposant dans la chapelle de CHEOUX au milieu de la neffe; quand aux personnages y figurés, ils témoignent par leurs postures et habillement une noblesse antique, l'homme était revêtu d'une côte d'armes et le casque à ses pieds, habit de gentilhomme et ses deux femmes étaient vêtues de longues robes redoublées avec le voile sur leur tête, l'homme avait les mains jointes sur la poitrine; aussi les femmes avec leurs armes au dessus de leur tête et quant à la lecture elle est fort entière, commençant:

Icy git noble homme

Ci-après la généalogie:

I Melchior DE CHEOUX, époux de Marie BRIFFO

II Bernard DE CHEOUX, époux en 1ères noces de Catherine d'AUTEL; en 2èmes noces de noble Sibille DE SOREE

III Thiry Bernard DE cheoux, époux de Marie DE HARRE

IV Adam DE CHEOUX, époux de Giliette d'ANTHINE

V Evrard DE CHEOUX, époux de Jeanne DE CASSAL

VI Jean DE CHEOUX, époux de Jeanne DE MODART

VII Evrard DE CHEOUX, époux de Jeanne DE VAULX

VIII Jacques Evrard DE CHEOUX, époux de Marie Jeanne DE MONIN.

 

Ce tableau est en parfaite concordance avec la documentation fournie par LE FORT qui est donnée d'autre part. Il a aussi fourni une attestation dont voici la copie:

 

"Le soussigné écuier Roi d'Armes de la Sacrée Majesté Impériale et Royale Catholique et héraut provinciateur sur le district du Bas Rhin et Païs circonvoisin de son Altesse l'Evêque et Prince de Liège, duc de Bouillon, généalogiste et armoristes du Saint Empire Romain étant requis du Noble Seigneur Jacques Evrard DE CHEOUX, baptisé à Lignier l'an 1696, de lui dépêcher certificat en forme probante et authentique touchant La Noblesse et port des armes de sa famille, certifie et atteste à tous ceux qu'il appartiendra en faveur de Justice et de Vérité que l'ancienne et noble famille DE CHEOUX au Duché de Luxembourg porte pour armoiries et blason un écu de gueule au lévrier rampant d'argent accolé de gueule, brodé et annelé d'or à trois roses d'argent en chef posées, le dit écu est surmonté d'un heaume tourné en droit, treillé, grillé et liseré d'or, lambrequins, bourlet, de gueule aux hacheneux ou blason de L'écu, et que les descendants de cette noble famille ont, de temps immémorial, été réputez pour gentilshommes et jouis de privilèges de noblesse ayant aussi été alliez à plusieurs anciennes et nobles familles comme d'AUTEL, de SOREE, de HARRE, de GRANDHAN, de WAHA, de LARDENOIS DE VILLE, d'ANTHINNE et autres, de quoy il m'a apparu et consté tant par la généalogie de cette noble famille reposante es archives héraldiques de mon noble office que par documents dignes de foy et de croyance. Ce pourquoi en foi et témoignage de la vérité, j'ai bien voulu, en étant requis, dépêcher les présentes signées de ma main et marquées du scel de nos armes et offices.

Fait en la Cité de Liège le dix novembre mille sept cent trente neuf."

 

 

 

Population de CHEOUX (page 543):

 

Décanat d'Ouffet, paroisse de Rendeux Sainte Marie, 13 maisons, 8 laboureurs, 1 personne du 3è ordre, 1 marchand tenant boutique, 1 noble, 1 membre du clergé séculier.

En 1793:

4 laboureurs, 4 maisons de 1ère classe, 3 maisons de 2è classe, 14 maisons de 3è classe, 14 Pté et Qer (?) de Durbuy.

 

Situation au 1er janvier 1892:

 

T'CHEOUX-RENDEUX: CHEOUX-RENDEUX

120 habitants, 35 maisons, 29 feux, 28 granges, 35 écuries

OL-VA : CHEOUX-LAVAUX (partie basse)

129 habitants, 32 maisons, 29 feux, 28 granges, 34 écuries

L'NOBLESSE : CHEOUX-NOBLESSE (partie habitée par une ancienne famille noble)

35 habiants, 5 maisons, 4 feux, 3 granges, 5 écuries.

 

Bâtiments publics:

CHEOUX possédait depuis longtemps une chapelle qui fut démolie en 1837 et fit place, après quelques travaux, à une petite église qui, en 1847, fut décrétée, succursale.

L'église actuelle est de 1886 ou de 1889 (24,100 francs). Patron: Saint Gengout, 11 mai. Altitude: 270 mètres.

Le presbytère a été reconstruit en 1863 (8637 francs).

L'école est de 1858.

    CHEOUX, SIOUL, CHIN

CHEOUX ou SIOUL, CHIN et enfin CHEOUX a changé plusieurs fois de gouvernement.

Nous lisons dans «La Terre Wallone» :

« RICHAIRE céda à l’abbaye de STAVELOT sept manses à CHEOUX, cette donation comportait des bois avec une excellente pâture capable de nourrir à la glandée un millier de porcs par an. Cette cession fut approuvée par ARNOULD de CARINTHIE qui régnait sur l’ancien royaume de LOUIS le GERMANIQUE.

En 888 (?), CHEOUX était divisé en 3 sections :

CHEOUX-RENDEUX,

CHEOUX-NOBLESSE,

CHEOUX-LAVAUX.

Avant la Révolution française CHEOUX-RENDEUX constituait avec RENDEUX une seigneurie avec haute cour de justice. Cette seigneurie faisait partie de la principauté de LIEGE.

CHEOUX-LAVAUX  avec RENDEUX-BAS, WAHARDAY etc….faisait partie du Comté de LA ROCHE.

Après la Révolution française, les villages de RENDEUX SAINT-LAMBERTet RENDEUX SAINTE-MARIE devinrent RENDEUX-HAUT et RENDEUX-BAS.

Ils constituèrent deux communes distinctes : RENDEUX-HAUT avec CHEOUX-RENDEUX, et RENDEUX-BAS avec CHEOUX-LAVAUX, WAHARDAY, HAMOUL ET NOHAIPRE.

Le 6 juin 1811, les deux communes furent réunies en une seule avec RENDEUX-HAUT comme chef-lieu :

 

"Extrait des Minutes de la Secrétairerie d'Etat

 au Palais Impérial de Saint-Cloud le 6 juin 1811.

Napoléon Empereur des Français, Roi d'Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, médiateur de la Confédération Suisse.

Sur le rapport de notre Ministre de l'Intérieur,

Notre Conseil d'Etat entendu;

Avons décidé et décretons:

Article premier. - La Commune de Rendeux Bas, département de Sambre et Meuse, est réunie à celle de Rendeux Haut, sous la réserve néanmoins des droits de propriété et autres dont chacune des dites communes jouit séparement.

Article 2. - La Municipalité de Rendeux-Bas est supprimée, les registres et les papiers seront tranférés aux archives et Mairie de Rendeux-Haut.

Nos Ministres de l'Intérieur et des Finances sont chargés du présent décret.

Signé: NAPOLEON.

 

Comme nous venons de le voir, CHEOUX-NOBLESSE, CHEOUX-RENDEUX (Pays de Liège) et CHEOUX-LAVAUX, furent réunis à la commune de RENDEUX sous le nom de CHEOUX.

Cependant on ne sait pourquoi on laissa subsister les 3 dénominations, et chacune de ces 3 sections fut régie suivant les ressources propres au budget séparé pour chacune.

Depuis 1919, cette situation a pris fin du moins en partie, heureusement pour les habitants de la NOBLESSE.

Les de CHEOUX sarteurs et bûcherons qui allaient au sart, bottés et en éperons, possédaient des armoiries :

 

«De gueule au lévrier rampant d'argent accolé de gueule, brodé et annelé d'or à trois roses d'argent en chef posées, le dit écu est surmonté d'un heaume tourné en droit, treillé, grillé et liseré d'or, lambrequins, bourlet, de gueule aux hacheneux ou blason de l'écu»

 

Mais les de CHEOUX n’étaient pas les seuls nobles. Il y a eu indépendamment des de CHEOUX, les de FAVAIGE, les de GROULARD, les d’ERPIGNY, les d’EVERLANGE, les de VILLERS-MASBOURG, les LEFEVRE.

 

Document transmis par Marie-Claire WIDART en avril 2005 et retranscrit le même mois.

 

Les amis de CHEOUX

 

 

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