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Michel
CHEOUX
33160- St-Aubin de Médoc
Monsieur le Docteur Jean BOYER
« St Jacques de Compostelle »
aux bons soins des Ed.L’Etoile du Sud
777, Chemin de Peyrebelle
06560 – VALBONNE.
Le 07 décembre
1999
Pas
obtenu de réponse. Courrier non remis à son destinataire ?
Objet : recherches d’ancêtres.
Monsieur,
J’ai été attiré par
votre ouvrage intitulé «Saint Jacques de Compostelle » édité par L’Etoile du
Sud, pour des motifs bien précis, et je me permets de vous entretenir d’une
énigme que je cherche a résoudre, sans savoir trop comment.
Aussi, fais-je appel aux
compétences qui se découvrent au travers des ouvrages divers disponibles sur
le marché. Les recherches engagées pour constituer un tel ouvrage doivent
représenter un travail long et colossal et les connaissances acquises sur le
sujet, permettre l’augmentation du savoir personnel de manière considérable.
De tous les ouvrages
compulsés, le vôtre m’apporte des éléments très importants. Pour cette
raison, mon courrier. Voici de quoi il s’agit.
Mes recherches
d’ancêtres sur le patronyme que je porte, CHEOUX, m’ont amené à l’époque de
Louis XIV. Toute la descendance a été quasiment reconstituée et a fait
l’objet d’une micro-édition en 70 tirages pour les membres de la famille
l’ayant sollicitée.
Au cours de l’année
1998, en octobre, Internet m’a permis de découvrir toute une branche
patronymique identique, avec l’essentielle différence, que cette branche est
noble, seigneuriale et établie en Belgique, dans le pays wallon. De 1400 à
1757~, la dynastie des DE CHEOUX a été établie par les historiens et érudits
locaux.
Fort de cette
information capitale et croyant MA branche originaire des Hautes-Pyrénées
(Campan- Argelès-Bagnères….), l’arrivée subite de ces DE CHEOUX,
révolutionne mes théories établies, et provoque le doute quant aux racines
pyrénéennes.
Les CHEOUX pyrénéens ne
seraient-t’ils pas des descendants des DE CHEOUX wallons ?
Diverses hypothèses
émises, suppositions énumérées, listées, pour comprendre, quand, qui,
comment, pourquoi, 2 patronymes rigoureusement identiques à
1200 km l’un de l’autre
ne peuvent pas être le simple fruit de coïncidences. Un historien haut
pyrénéen m’affirmant l’inverse (Pure coïncidence !!) alors que de très
nombreux évènements historiques ont permis les migrations des populations à
travers l’Europe et même au-delà.
J’en appelle aux
historiens faisant référence, qui confirment dans leurs ouvrages, ces
déplacements : les croisades, les guerres diverses et nombreuses, les
famines, les maladies, les voyages médiévaux, et les pèlerinages….. que vous
avez étudiés.
Dans les très nombreuses
hypothèses émises, je n’en retiens que 2 pour l’instant, qui s’approchent au
plus près de mon enquête.
La première,
suite à la lecture d’un ouvrage sur GASTON FEBUS de M. Pierre TUCOO-CHALA,
éminent spécialiste du Moyen Age, le seigneur béarnais a fait un voyage en
Prusse, en 1327 et 1328, pour aller chasser le rêne. A l’aller et au retour,
il a embarqué et débarqué à Bruges et Anvers, traversé
la Belgique. Ce
voyage a pu le placer en situation de rencontre avec des DE CHEOUX, qui sont
nobles, seigneurs, donc chevaliers (instruits, armés, équipés pour escorter
vu l’insécurité de l’époque), d’où la possibilité de migration de 1 ou 2 ou
3 de Chéoux, jusqu’en Béarn et Bigorre. Cette hypothèse est logique, mais
fausse, dixit P. TUCOO-CHALA, contacté par téléphone. « Ce n’est pas
Gaston Febus, mais Son père, Gaston II, qui a pu aider à cette
migration. Pourquoi ? Parce que….
….le roi de France,
Philippe VI est sollicité en 1328, par le gouverneur des Flandres pour
mater la révolte de ses sujets. Plusieurs seigneurs français montent avec
leurs troupes à Cassel (départ. du Nord), le Comte du Luxembourg et d’autres
seigneurs wallons se sont rangés aux côtés du roi de France, livrent
bataille et exterminent 12000 flamands. Gaston II rentre en Bigorre avec des
sujets belges (volontaires ou non) qui doivent peupler la bastide de TOURNAY
construite en 1307 (entre Tarbes et Lannemezan). Information non confirmée
par le Direct. des A.D. de Tarbes. Jusque là tout cela est possible.
Le réseau d’ancêtres
connus d’ Argelès-Bagnères est à 10km, d’autres ont été découverts à
Poumarous, à 6
km, d’autres à Chelle-Spou, à 4 km de ….TOURNAY ! ! Donc, un migrateur
venant de Belgique, s’installant à Tournay ou dans ses environs immédiats,
rien d’étonnant et parfaitement possible. Reste à découvrir le document
certifiant ces hypothèses (emporté par les Anglais pendant la guerre de Cent
Ans, ou brûlé par les Huguenots)
(thèses
abandonnées)
La seconde,
fait appel aux migrations provoquées par les pèlerinages à St Jacques de
Compostelle. Voici mes éléments :
a) Les de Chéoux belges
sont des croyants (5 curés et abbés ont été dénombrés),
(thèse abandonnée car ces Chéoux sont connus à
partir de 1400).
b) Un village situé
au-dessus de Lourdes (H.P. et rien à voir avec les apparitions bien sûr)
porte le toponyme de Chèous en l’an 1100 déjà (à 10/15 km
d’Argelès-Bagnères par la montagne), (thèse encore
possible)
c) Un lieu dit vient
d’être découvert à
2 km du centre de
…Mimizan : du Chéou ! ! (pas de thèse)
Voici mes suppositions :
Les diverses
informations récoltées, me permettent d’émettre l’hypothèse que UN ou DES de
Chéoux ont pu s’engager sur les chemins de St Jacques à partir de l’an
950/1000, s’installer au retour (ou à l’aller) dans des régions proches de
ces voies (Mimizan – Jean Boyer) ou se perdre au pied des Pyrénées, se
retrouver vers Toulouse et le Languedoc (Clément Urritibéhétti), s’installer
et créer un hameau devenu un village (le village de Chèous existe dès 1100
–Jean Bourdette -1898), d’autant que des monarques ont crée des privilèges
pour les retenir afin de peupler leurs communes (Patrick Huchet).
(thèse possible)
Ce que vous écrivez
aussi mais différemment dans votre chapitre VI »Les motivations
personnelles et collectives »…..au va-nu-pieds on offrait des terres
pourvu qu’il les cultive….en Flandre, le pèlerinage rachète l’adultère,
l’inceste, le crime….300 habitants de Bruges/.. /pour obéir au traité
d’Arques…. etc…
Alors, vu l’ensemble des
diverses informations et mes interrogations, je pose la question suivante à
l’Historien :
Est-il possible que
l’hypothèse seconde puisse être étudiée de manière approfondie, de façon
à préciser qu’un de Chéoux wallon s’est établi dans les Pyrénées ?
Si cette réponse est
positive, quels sont les moyens qui peuvent m’apporter la ou les
preuves dont j’ai besoin. Où trouve t-on des archives accessibles et
consultables, sans parler des traductions et déchiffrages.
Au cours de vos
recherches, n’auriez vous pas manipulé un document, enregistré ce nom
qui me concerne ? ?
Si, par hasard vous
aviez une ou des informations, je sollicite votre concours d’expert, dans la
mesure ou cela ne représente pas une contrainte supplémentaire pour le
médecin.
Dans l’espoir que ma
lettre retiendra quelque peu votre attention, je vous adresse tous mes vœux
pour l’année nouvelle qui se présente.
Je vous prie d’agréer,
cher Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses et distinguées.
P.S.
Pouvez vous m’accorder
l’autorisation d’utiliser les passages de votre ouvrage qui pourraient
accréditer ma thèse, développée dans mon étude « L’Histoire des Nobles et
Seigneurs de CHEOUX », document familial, non commercialisé. Tout comme le
premier, en 70 exemplaires.
Mise à jour du 10
décembre 2006
Le patronyme, toponyme,
hydronyme CHEOUX existe dans les lieux suivants :
village Chèous (1100),
HP (Hautes Pyrénées) – ouvrage d’historien.
familles Chéoux à
Argelès-Bagnères (1650) HP, généalogies.
familles Chéoux à Campan
(1450), HP – généalogies.
village et familles
nobles de Chéoux en Belgique (1250), généalogie & armoiries.
famille noble de Chéoux
en Bourgogne (1536) pas de généalogie mais armoiries.
ruisseau Chéoux à
Barbazan-Dessus HP (date ?) recherches.
lieu dit Chéou à Mimizan
–Landes (date ?)
village Cheux dans le
Calvados, (?)
familles Cheux en
Mayenne (1600) généalogie & armoiries.
CONCLUSIONS :
Certaines de ces hypothèses ont été abandonnées du fait que le village de
CHEOUX et des individus de CHEOUX existent en 1285 lors de la GUERRE DE LA
VACHE en Belgique et que le village de CHÈOUS existe dès 1100 à 7
kilomètres de Lourdes, dans la vallée du Castelloubon.
S’il y a
eu création du lieu CHÈOUS + migration vers CAMPAN, la migration de la
Belgique vers les Hautes Pyrénées a eu lieu AVANT 1100.
Cette
dernière hypothèse peut être soutenue grâce à
1-
l’HISTOIRE de Guillaume Le Conquérant qui a colonisé l’ANGLETERRE
après 1066 (bataille de Hastings),
2-
et l’HISTOIRE des NORMANDS de NORMANDIE (dans lesquels se trouvent
très certainement des WIKINGS suédois ou norvégiens) qui ont occupé et
colonisé l’ITALIE du SUD et la SICILE dès 1043 jusqu’en 1200 environ (puis,
domination germanique de Frédéric Barberousse).
Les
CROISADES ont permis aussi de nombreuses migrations (sans retour parfois).
Certains croisés se sont réfugiés en Provence ou dans les Pyrénées….. !
D’autres
évènements guerriers étudiés n’ont pu nous mettre sur la bonne voie (prise
de Pampelune, croisades des Albigeois, bataille du col de Panissar….etc.)
QUESTIONS :
1-
Pensez-vous qu’un lien puisse exister entre les CHEOUX WALLONS et
les CHEOUX HAUT-PYRENEENS ?
2-
Pourriez-vous nous préciser des pistes qui nous permettraient de
prouver ce lien ? (généalogies existantes, faits historiques, autres…)
Merci de
nous donner votre point de vue sur le sujet à l’adresse ci après :
michel.cheoux@cegetel.net
ou
Michel CHEOUX
33 allée
Les Fougères
33160 –
Saint Aubin de Médoc.
Michel
CHEOUX le 10 décembre 2006.

Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées...
QUAND L’ISLAM ETAIT AUX
PORTES DES PYRENEES (2)
De Gaston IV le Croisé à la
Croisade des Albigeois :
XI – XIII ème siècles.
De PIERRE TUCOO-CHALA*
Édition des Terres du
Sud – 1994
Document corrigé
Relevé des passages permettant d’envisager des hypothèses de migrations de
musulmans ou de mozarabes au cours des siècles du moyen âge.
Ce
relevé, non exhaustif, nous permettra d’analyser la situation géopolitique
suite aux invasions arabes, les éventuelles conséquences sur les mouvements
des populations.
Je cite P. TUCOO-CHALA (ouvrage cité ci-dessus) :
Chapitre I –
ISLAM IBÉRIQUE, PYRÉNÉES et
AQUITAINE vers la fin du XI è siècle.
Page 18 :
….Cette situation est la conséquence de l’effondrement du royaume
wisigothique d’Espagne du VIII è siècle sous les coups de boutoir des armées
musulmanes venues d’Afrique du Nord entre 711 et 720…….tout l’espace
wisigothique, y compris la Septimanie englobant le Roussillon et les pays de l’Aude, étaient passés sous le
contrôle direct ou indirect des conquérants berbères fraîchement islamisés,
encadrés par les Syriens au service de la dynastie des califes de
DAMAS…..
….Cette première amorce de
la Reconquista
avait été en grande partie le résultat des dissensions interne du monde
islamique. Jusqu’en 750, l’empire arabe dirigé par
les califes
Omeyyades de DAMAS
n’avait cessé de s’étendre au point de contrôler un gigantesque
arc de cercle des confins de l’Inde à l’Océan Atlantique…..
….Mais au milieu du VIII è siècle, cet empire arabe des
Omeyyades de Damas avait cédé la place à un empire musulman dirigé par le clan des
Abbassides qui transférèrent le califat à Bagdad…..
Page 19 :
…..Cette grave secousse interne coïncide avec l’arrêt des progrès de l’Islam
en Occident et eut des conséquences encore plus graves par la suite.
Page 20 :
Un membre du clan
omayade
ayant échappé au massacre de sa famille, trouva refuge en Espagne,
s’installa à Cordoue, franchit le dernier pas en se proclamant
calife….l’unité du monde musulman était brisée politiquement et
religieusement….
Page 23 :
….Par mozarabes, il faut probablement entendre ceux qui étaient en voie
d’arabisation…..dans certaines régions, même si le latin demeurait la langue
liturgique, des mozarabes étaient probablement arabisés, évitaient de manger
du porc…..ces communautés mozarabes d’Aragon avaient connu aux Xè et Xiè
siècles une liberté religieuse qui semble avoir été totale. Ils avaient
conservé leurs monastères, leurs paroisses rurales, leur évêque….leur
situation changera vers le milieu du XI è siècle….un
exode des mozarabes vers la montagne (au
moment de la conquête de Huesca, il n’y avait plus dans cette ville qu’une
communauté fort réduite….
Page 24 :
…..Les populations étaient en augmentation
dans les vallées de d’Echo, d’Anso près de Jaca, à la fois par suite d’un
accroissement naturel et d’un afflux de réfugiés
venant des pays contrôlés par les musulmans….
Page 31 :
…..Toujours dans le but d’accroître son autorité, CENTULLE V après avoir eu
d’un premier mariage son héritier GASTON, épousa en secondes noces BEATRIX
DE BIGORRE, entamant ainsi un processus, constant chez les BEARN,
de rapprochement, voire d’absorption de
la BIGORRE. Certes, à sa mort, le BEARN revint à GASTON et
la BIGORRE à
CENTULLE né du second mariage ; mais à la fin du XI è siècle, le vicomte de
BEARN et le comte de BIGORRE étaient demi-frères ; ce lien fit que de la
Terre Sainte à SARAGOSSE, ils combattirent toute leur vie côte à côte……
Page 33 :
…..Pour la première fois une « guerre sainte » ibérique bénéficiait d’une
telle indulgence……
La seconde fut rassemblée par le duc d’AQUITAINE GUILLAUME VIII qui reçut en
renfort des chevaliers normands, flamands,
champenois, bourguignons…..ils traversèrent les Pyrénées par le
SOMPORT….
Page 41 :
…..en novembre 1095…..GASTON de BEARN et son demi-frère CENTULLE de BIGORRE,
répondirent presque immédiatement à l’appel du pape et prirent leurs
dispositions pour partir en Terre Sainte.
Chapitre II –
GASTON de BÉARN : un CROISÉ
EXEMPLAIRE.
Page 44 :
….en décembre 1095, le pape terminait sa lettre adressée aux Flamands par
cette phrase : « Nous leur avons ordonné solennellement …..de participer à
cette expédition… »
Page 49 :
….L’armée regroupant autour de GODEFROID de BOUILLON les LOTHARINGIENS
(Rhénans, Wallons et Flamands) était arrivée
en décembre 1096 dans les faubourgs de Constantinople……
Page 50 :
…..Toujours est-il qu’en mai 1097, les Méridionaux
rejoignirent les autres groupes armés sur la rive asiatique ; la
croisade commençait véritablement. Raymond, Bohémond, Godefroid, Robert de
Normandie, et les autres seigneurs comme le BEARNAIS
et le BIGOURDAN…
Page 56 :
……il serait intéressant de connaître, au moins de façon approximative
combien de milites bigourdans et béarnais,
combien d’hommes de pied accompagnaient GASTON et CENTULLE…une chose est
sûre : jamais ne s’était ébranlée depuis l’OCCIDENT vers l’ORIENT une telle
masse de combattants et de non combattants…..
Page 68 :
….La Chanson d’Antioche écrite tardivement décrit l’approche des Croisés
face aux Turcs : « Ensuite chevauchent PROVENCAUX et GASCONS, ASPOIS et
OSSALOIS, ceux du côté d’OLERON avec eux les SAINTONGEAIS….
Page 71 :
…..Nous savons que GASTON de BEARN se
retrouva dans l’avant garde de l’armée en marche vers Jérusalem, en
compagnie cette fois des LOTHARINGIENS……
Page 74 :
…..Le duc GODEFROID, le duc de NORMANDIE, le comte de FLANDRES, avaient avec
eux un vaillant guerrier très courageux et très avisé : c’était GASTON de
BÉARN……
Page 75 :
…..il y eut plusieurs types de machines de construites : des balistes et des
tours roulantes….ce château était disposé et construit sur quatre roues. A
l’étage supérieur se trouvaient plusieurs chevaliers
et EVRARD qui sonnait très fort de la trompette….
Page 76 :
…..le dispositif militaire fut le suivant : FLAMANDS
et LOTHARINGIENS……plus à l’Ouest, les NORMANDS…..face aux tours les
GASCONS et d’autres NORMANDS….. c’est là que GASTON de BÉARN assumait un
commandement……
Page 81 :
…..pour achever son pèlerinage, GASTON devait revenir en son lointain
BÉARN……il s’embarqua à Constantinople à la fin du mois de septembre 1099 à
Laodicée en belle compagnie, avec le comte de FLANDRES et le duc de
NORMANDIE…..
Chapitre III –
GASTON le CROISÉ et
ALPHONSE le BATAILLEUR à l’ASSAUT de SARAGOSSE.
Page 91 :
…..Pour renforcer leurs positions dans les zones frontalières, les rois
ibériques, et particulièrement ALPHONSE 1er d’ARAGON,
accordèrent de nombreux avantages à tous ceux qui
voulaient s’y installer en contrepartie d’un service armé à cheval sans
limite de temps.
Page 93 :
….Un puissant mouvement commença à se dessiner
du nord vers le sud. Les seigneurs aquitains, GASTON de BÉARN au premier
rang d’entre eux, ne pouvait que s’intéresser à ce qui se passait dans le
bassin de l’EBRE…..ils avaient intérêt de toute façon à participer au
mouvement, au moins pour le canaliser…..
Page 96 :
…..pour mener à bien cette expédition, ALPHONSE mobilisa ses forces
aragonaises et navarraises, fit appel au concours des contingents catalans
et bénéficia de l’appui de GASTON de BÉARN ainsi que de son demi-frère
CENTULLE de BIGORRE et de leurs chevaliers. Les troupes se concentrèrent
dans la plaine de l’EBRE, près d’AYERBE au débouché de MALLOS de RIGLOS……
…..un document d’archives atteste sa présence (ALPHONSE) avec GASTON et
CENTULLE dans les faubourgs de Saragosse, le dimanche 8 juillet 1117…..
Page 99 :
…..GASTON était tout désigné pour organiser le siège de Saragosse. Il
accueillit en BÉARN les contingents venus du Nord des Pyrénées, franchit le
SOMPORT….
Page 100 :
…..Les DOCUMENTS CONSERVÉS PERMETTENT de CONNAITRE
les NOMS de BON NOMBRE des CHEVALIERS qui se REGROUPERENT en BÉARN autour de GASTON
avant de franchir le SOMPORT après une halte à Sainte Christine.
Page 105 :
….La charte de capitulation permettait aux
musulmans ayant décidé de rester de conserver leur législation, leurs
administrateurs…..de même ils ne seraient pas obligés d’héberger
quiconque et pourraient continuer à envoyer pâturer leur bétail sur les
terres appartenant désormais au roi sans avoir à payer un impôt autre que
celui qu’ils versaient déjà aux anciens propriétaires musulmans.…
….on dit que le nombre de personnes qui quittèrent alors Saragosse dépassa
les 50 000, petits et grands, femmes et barons….Le roi leur demanda de
montrer les richesses emportées ; il s’abstint de leur prendre quoi que ce
soit et leur dit : « MAIS MAINTENANT VOUS
POUVEZ PARTIR OÙ CELA VOUS PLAIRA EN TOUTE SÉCURITÉ »
Page 106 :
….le chroniqueur musulman exagère quand il parle de 50 000 émigrants…..Des
documents ultérieurs donnent à penser que seuls les dirigeants, les membres
des couches les plus élevées et les militaires partirent…..que dans la
campagne des paysans soient restés sur place si bien que pendant des
années, les chrétiens s’y trouvèrent en minorité….
Chapitre IV –
Le TEMPS des CHEVAUCHÉES,
VICTOIRES, DÉFAITES et MORTS.
Page 113 :
…..ALPHONSE d’ARAGON jugea nécessaire d’obtenir des renforts supplémentaires
et fit appel à d’autres GASCONS qui acceptèrent de rejoindre les
BEARNAIS, les BIGOURDANS, LES NORMANDS déjà
engagés à ses côtés.
Page 122 :
GASTON de BIGORRE recevait donc RODA et sa vallée…. En échange il devenait
vassal du roi, qu’il devait servir en permanence en Espagne, avec une troupe
de 200 chevaliers châtelains. Ainsi
la BIGORRE entrait dans la mouvance
du royaume d’ARAGON…
Page 126 :
…..même si dès le départ il ne s’était pas agi d’installer en plein cœur de
l’Andalousie une principauté satellite du royaume d’Aragon, une autre
possibilité retenait l’attention du BATAILLEUR :
provoquer un afflux de mozarabes vers les terres reconquises pour en
assurer la repoblacion et ne pas
être pour cela entièrement tributaire des colons venus du Nord des
Pyrénées.
Page 128 :
…..le complot formé par les chrétiens de Grenade avait été découvert……le
gouverneur d’Espagne ABOU I TAHIR TEMÎN IBN YOUSOF qui résidait à Grenade,
voulut alors les jeter en prison ; mais force lui fut de renoncer à son
dessein. Certains chrétiens profitèrent des
circonstances pour se glisser , en suivant des
routes différentes, dans le camp du roi, tandis que les
troupes Musulmanes marchaient de toute part vers le gouverneur….
….Arrivés devant Grenade le 7 janvier 1126, ALPHONSE ET GASTON n’eurent
d’autre ressource que d’installer leur campement et de faire face aux
problèmes de ravitaillement d’une armée
grossie de réfugiés mozarabes au point qu’Ordéric Vital affirme
qu’il avait 50 000 personnes sous ses ordres.
Page 131 :
…. Cette expédition eut de graves conséquences pour la
communauté mozarabe. Les almoravides instruits par l’expérience décidèrent
d’en déporter un grand nombre au MAROC ; une partie avait péri ;
certains furent capables de suivre les chevaliers jusqu’à la fin et
contribuèrent au repeuplement de la vallée de l’EBRE…..
….en premier lieu proclamait « ALPHONSE, empereur par la grâce de DIEU,
« TOUS LES CHRETIENS MOZARABES QUE J’AI SOUSTRAITS AU POUVOIR DES SARRASINS,
SERONT DES HOMMES LIBRES ET VIVRONT EN
TANT QUE TELS SOUS
LA PROTECTION PARTICULIERE
DES FUEROS. ILS SERONT INSTALLES DANS LES VILLES OU DES CAMPAGNES, SUR DES TERRES
ROYALES….
ENFIN, ILS RECEVAIENT LE DROIT,
D’ALLER, VENIR OÙ VOUS VOUDREZ PAR TOUTES
MES TERRES, LIBREMENT ET EN SECURITÉ AVEC VOS BIENS CE QUE NUL NE
VOUS FORCE A QUOI QUE CE SOIT NI NE VOUS FASSE DU TORT ».
Page 139 :
….Les morts de GASTON le CROISÉ de BÉARN le 24 mai 1131 et d’ALPHONSE le
batailleur le 7 septembre 1134 mirent fin à une phase décisive dans
l’histoire de la Reconquista de la vallée de l’EBRE et dans les relations de plus en plus étroites
entre les deux versants des Pyrénées occidentales et plus particulièrement
entre BÉARN , ARAGON et NAVARRE. Moins d’un demi siècle plus tôt, confinés
dans les hautes vallées pyrénéennes, les Aragonais pouvaient se rappeler la
médiocrité de leurs conditions d’alors….
…. ALPHONSE 1er avait plus que doublé la superficie de son
royaume et changé radicalement le contenu humain. Au noyau primitif
s’étaient ajoutées des populations
d’ORIGINES DIVERSES aussi bien MUSULMANES
assurant l’essentiel des travaux agricoles dans les pays reconquis, que « FRANCAISES
venues du nord des PYRÉNÉES, sans oublier le
maintien des COMMUNAUTES MOZARABES qui
gardèrent encore quelque temps leur autonomie……
Page 140 :
….alors qu’au commencement der leur collaboration BEARNAIS et ARAGONAIS
étaient des alliés placés sur un pied d’égalité, la disproportion des forces
était devenue énorme ; ceci explique en partie l’évolution ultérieure qui
transforma le BÉARN de pays allié en pays vassal, comme la BIGORRE…..
Page 141 :
….Disposant dans ces conditions d’une puissance capable de tenir tête à la
CASTILLE, les successeurs d’ALPHONSE purent alors se lancer dans un autre grand
dessein que le BATAILLEUR avait d’ailleurs esquissé par ses interventions au
nord des Pyrénées :
RASSEMBLER DANS UN ENSEMBLE MULTIFORME LES
POPULATIONS INSTALLEES DE PART ET D’AUTRE DE
LA CHAINE,
ENTRE EBRE et GARONNE.
Chapitre V –
BEARN et AQUITAINE entre
les COURONNES de FRANCE, d’ANGLETERRE et d’ARAGON au TEMPS de l’ESPAGNE
ALMOHADE (1134-1196).
Page 144 :
….Comme la BIGORRE, tout en faisant partie géographiquement de l’AQUITAINE placée dans la
dépendance des Capétiens, rois de France, le BÉARN a basculé complètement
vers le sud…. quant à l’Espagne musulmane , elle est passée des mains des
ALMORAVIDES dans celles des ALMOHADES….
Page 145 :
…..quelle était donc cette CATALOGNE qui avait commencé à bâtir un ensemble
politique de part et d’autre des Pyrénées, ensemble renforcé par son union
avec l’ARAGON ?
….Cette région avait été la première reprise par les CAROLINGIENS aux
musulmans à la fin du VIIIè et au début du IXè siècle….
…..au lendemain des fiançailles de Raymond-Bérenger avec Pétronille
d’Aragon, les TOULOUSAINS se retrouvèrent seuls face aux ambitions catalanes
confortées par le contrôle de la BIGORRE et l’alliance matrimoniale du nouveau vicomte de BÉARN avec la maison de
BARCELONE.
Page 156 :
….Raymond-Bérenger ne renonçait pas pour autant à ses projets. Plus que
jamais il manœuvrait à partir de la BIGORRE et du BÉARN où le jeune GASTON V, continua à gouverner selon les désirs
du CATALAN…… ALPHONSE, fils de ALPHONSE 1er poursuivit et
amplifia la politique de son père…..un de ses succès les plus importants fut
l’incorporation du BÉARN aux pays de la couronne d’ARAGON.
Chapitre VI -
DROIT et SOCIETE au TEMPS
des FORS de BÉARN.
Page 167 :
….Au sud des Pyrénées, le repeuplement des terres
reprises à l’ISLAM, la mise en défense des « extramadures »….conduisent
les souverains à accorder aux colons-soldats
qui acceptaient de tenter l’aventure des conditions
particulièrement favorables qui se traduisaient par une
promulgation de chartes de franchises appelées Fueros….
….sans que nous sachions bien pourquoi…. au nord des Pyrénées, il fut
question de Franchises et de Coutumes, en BÉARN et BIGORRE, ce fut le terme
ibérique wisigothique qui s’imposa. Comme ces deux entités ont été englobées
dans les pays de la Couronne d’ARAGON, il serait tentant d’en conclure que FORS de BÉARN et de
BIGORRE ne seraient qu’une adaptation, de l’autre côté de la crête
montagnarde, des pratiques attestées au sud. L’affaire est beaucoup plus
complexe…..
Chapitre VII –
Les CHEMINS de
SAINT-JACQUES et l’INTEGRATION des PYRÉNÉES OCCIDENTALES dans l’EUROPE.
Page 188 :
….Ces chemins furent empruntés par des commerçants,
des hommes et des femmes à la recherche de meilleures conditions de vie aux
confins de terres nouvelles où les rois
ibériques les attiraient ; les PAYS de
l’ADOUR retrouvèrent alors, comme au temps de Rome, leur fonction de lieu de
jonction entre le BASSIN AQUITAIN et le BASSIN de l’EBRE……ces chemins furent
associés à la « repoblacion » des terres du nord de la péninsule et à
l’accroissement des échanges commerciaux…..ils furent également un véritable
laboratoire artistique où s’entrecroisèrent les
influences venues aussi bien du nord que du sud ; la diffusion de
l’art et de l’esthétique romane fut un autre facteur d’intégration des PAYS
de l’ADOUR dans l’EUROPE OCCIDENTALE.
L’ÉMIETTEMENT FÉODAL des
PYRÉNÉES au XI è SIÈCLE.
Page 206 à 209:
…..A cette date (1129) la seconde phase était commencée….elle fut la
conséquence de la conquête de SARAGOSSE et de la HAUTE VALLÉE de l’EBRE. Cette fois les nouveaux venus ne disposèrent pas d’un FOR
particulier et s’installèrent dans les villes ou dans les alentours au
milieu d’autres habitants. Ce second flot, entre 1118 et 1130 fut avant tout
constitué par des FRANCOS venus participer aux opérations
militaires et récompensés par l’octroi de maisons ou
de terres….GASTON de BÉARN fut chargé des
opérations de répartition…..les noms des bénéficiaires : Garsie Forton
d’Aspe, Guilhem et Gassion d’Oloron, Raimond de Morlaas, Arnaud de Lavedan,
Arnaud de Tarbes, Vidal Gasco, Gasco de Saint-Pierre, Vidal, RAOUL et Sans
de Condom, Gassion d’Agen , Bonet, , Gauthier, Raimond et Guilhem de
Bordeaux, Giraud de Narbonne, Arnaud de Montpellier, Bernard de Saint-Pons…
…..la liste des méridionaux installés dans les PAYS de l’EBRE s’enrichit de
nouveaux noms : Fort d’Aspe, Donat de Morlaas, Guilhem de Tarbes, Raymond
de Lourdes, Etienne de Toulouse, Guilhem de Limoges,
à
TUDELE, Raymond de Bayonne, Guilhem de Codom, Gassion de Bénac, Jean de
Toulouse, Bernard de Cahors,
à
HUESCA, Jordan et Auger de Barèges, Raimond de Morlaas, Raimond de Bouglon,
Garsie d’Aure, Pierre de Morlaas, Barthélémy de Toulouse…..sans parler des
« pobladores » venus du Poitou et du Limousin….
….En recoupant toutes ces informations fournies par l’anthroponymie, force
est de constater que les noms de lieux d’origine des migrants qui reviennent
le plus souvent sont : Morlaas, Condom, Toulouse, Cahors, Limoges, cela
ayant permis à CHARLES HIGOUNET de proposer une carte indicative de ces
mouvements de population. BÉARN, BIGORRE, CONDOMOIS apparaissent comme des
zones d’émigration essentielles…..nous retrouvons ici un secteur
géographique qui correspond à la zone d’influence des vicomtes de BÉARN à
travers la GASCOGNE centrale et occidentale.
……Ceux-ci jouèrent (les rédacteurs de for) un rôle essentiel pour mieux
intégrer cette zone marginale constituée par les PAYS DE L’ADOUR au sein de
l’EUROPE OCCIDENTALE de la fin du XI è et du début du XII è siècles. Le
processus d’EUROPEANISATION commencé au SUD DES PYRENEES, par Sancho el
Mayor autour de l’an Mil, s’est donc poursuivi tout au long du temps de la
« Reconquista ».
Page 210 :
….Le but n’est pas ici d’étudier cet art roman pour lui-même, mais de
répondre à la question déjà posée : dans quelle mesure le BÉARN ne
fournit-il pas un bon exemple de l’INTERPÉNÉTRATION
DES INFLUENCES VÉHICULÉES LE LONG DES CHEMINS DE COMPOSTELLE, par les
artistes intinérants, influences circulant dans TOUS SENS, de la
péninsule ibérique vers le France et réciproquement…..
….il faur rappeler que c’est autour de 1080 que furent ouverts les chantiers
majeurs : Compostelle, Léon au sud des Pyrénées, SAINTE Foy de Conques et
Saint-Sernin de Toulouse…..
Chapitre VIII -
LE TEMPS de la CROISADE CONTRE les ALMOHADES et les ALBIGEOIS - (1196-1229)
Page 231 :
….ceux qui vinrent d’outre-Pyrénées furent jusqu’à 2000 chevaliers avec
leurs écuyers, 10000 sergents à cheval et 50000 sergents sans cheval….
….il ne restait plus qu’à ses alliés et vassaux à se tourner vers la
papauté pour obtenir son pardon. C’est ce que fit GASTON VI.
Il avait installé une garnison aragonaise à LOURDES
afin de verrouiller les pays de l’Adour à l’armée des Croisés…..
BIBLIOGRAPHIE page 247:
Dans le véritable océan de Livres suscité par l’hérésie cathare et la
croisade des Albigeois, il suffit de renvoyer au travail de MICHEL ROQUEBERT,
« L’épopée cathare, TOULOUSE, Privat, 4 volumes publiés de 1970 à 1989.
Sur les rapports entre les chrétiens et les musulmans qui eux aussi ont fait
l’objet de multiples ouvrages la meilleure synthèse à la portée des non
spécialistes est celle de JOSEPH PEREZ dans L’Histoire, n° 137 « Chrétiens,
Juifs et Musulmans en Espagne, le mythe de la tolérance religieuse, VIII -
XV siècles ».
Chapitre IX
LEGENDE – LITTERATURE –
HISTOIRE :
Page 270 :
…..Comme
les marchands
suivent toujours les guerriers et les pèlerins, au XIII è siècle, malgré le désengagement politique de leurs vicomtes
dans la péninsule ibérique les BÉARNAIS bénéficiant d’un préjugé favorable
facile à expliquer, commencèrent à jouer un rôle d’intermédiaire entre
l’ARAGON, la NAVARRE et
les PAYS de l’ADOUR. Peu à peu ils étendirent leur action à l’ensemble du
bassin de l’EBRE jusqu’à BARCELONE, assurant une
partie non négligeable des échanges entre ce bassin et celui de
la
GARONNE.
NOMS ARABES :
ALCHAYDE ABU ALIMEN page 107
RIBATS ou RABITAS page 117
TACHFIN page 126
CAIFAIRI page 126
IBN GANYA page 137
IBN MARDANIS page 155.
SYNTHESE DES RELEVES CI-DESSUS.
CONCLUSIONS et HYPOTHESES
Cet ouvrage a été
étudié dans le but de déterminer les éventuelles hypothèses de mouvements
migratoires de populations arabo-ibériques, ayant pu produire des
individus, géniteurs de descendants actuels de CHEOUX ou de porteurs de
patronymes déplacés par ces envahisseurs.
A la lecture des
relevés de l’ouvrage de Pierre TUCOO-CHALA, dont les pages ci-dessus, nous
constatons que l’Espagne MUSULMANE et de la France CHRETIENNE ont été liées intimement, l’HISTOIRE et par
la GEOPOLITIQUE ayant décidé du destin des populations à partir de l’an 720
ou 750.
Dès l’an 711 / 720, les ARABES contrôlent le SUD de l’EUROPE, jusqu’au
ROUSSILLON et l’AUDE. Les OMAYADES puis les ABASSIDES, apportèrent leurs
cultures.
Une exode, vers les montagnes, des communautés de MOZARABES d’ARAGON des X
et XI è siècles, augmenta les populations, et cet afflux de réfugiés fut
contrôlé par les MUSULMANS.
Les divers
évènements historiques permirent le mélange et le brassage des FLAMANDS, des
WALLONS, des RHENANS (Lotharingiens) aux BEARNAIS et aux BIGOURDANS.
Les rois ibériques accordèrent de très nombreux avantages à tous ceux qui
voulaient s’installer près des zones frontalières.
La charte de capitulation permettait aux MUSULMANS ayant décidé de rester,
de conserver religion, législation, administration, et de partir
OU IL LEUR PLAIRAIT D’ALLER EN TOUTE LIBERTÉ.
Pour repeupler les régions, dans l’afflux de
populations, certains chrétiens se faufilèrent dans le camp du
roi….
Il y eu des MELANGES de populations d’ORIGINE et
d’ARABES , dans des rassemblements de part et d’autre de la chaîne
des PYRENEES, entre EBRE et GARONNE…..
Les chemins de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE attirèrent des gens du NORD et
du SUD, circulant dans tous les sens…..
Les « FRANCOS » furent récompensés par l’octroi de maisons et de terres…..
Gaston VI AVAIT INSTALLÉ UNE GARNISON ARAGONAISE à LOURDES……
Ces diverses notes nous permettent d’envisager que des individus venant du
SUD (Ibères et musulmans mélangés) ont pu très bien s’installer dans nos
régions pyrénéennes (ARIEGE, BIGORRE BEARN) sans aucune difficulté, vu les
mesures prises et les avantages alloués par monarque aragonais et seigneurs
béarnais et bigourdans.
Elle nous permettent de penser que UN ou DES « Ibn » XCEUX, CIADOUX, SAYOUX,
d’origine ibéro-arabo-mozarabe EST PEUT-ETRE NOTRE ANCETRE CHEOUX.
L’étude du nom en OMAYADE est à faire. Peut-elle nous apporter quelque
chose ?
Une interrogation se pose cependant :
Les déplacements vers le SUD, des FLAMANDS, WALLONS et RHENANS, ne
peuvent-ils pas être à l’origine du nom des CHEOUX dans les PYRENEES ?.
Ce nom de CHEOUX, est-il vraiment un nom du SUD ? ou bien serait-il descendu
du NORD au cours de cette période moyenâgeuse, avec ces guerriers
Lotharingiens, Flamands ou Wallons? ?
Sa sonorité n’étant pas nordiste, nous pensons plutôt le contraire !
Clôture de cette analyse
par Michel Chéoux le 15
février 2002 .
Le 13 juillet 2005, j’ai été contacté par e mail par Madame Aimée
INGEVELD de Waterloo (Belgique) qui semble avoir «ses idées» sur le sujet,
vu qu’elle a étudié de nombreuses familles nobles du Nord de
la France et de la Belgique.
La possibilité d’un lien entre les CHEOUX hauts-pyrénéens et wallons
n’est pas à exclure.
Depuis le 13/07, nous travaillons à la collecte d’informations sur les
familles alliées aux CHEOUX wallons dans l’espoir d’y trouver un élément
important pouvant donner une piste de recherches.
Ses travaux très importants, ne nous ont pas permis encore de trouver
« notre CHEOUX voyageur » dans les familles et époques ratissées.
Info. IMPORTANTE cependant : il semblerait qu’un ou des CHEOUX aient participé à la ‘Guerre de
la Vache » en 1280. Ce patronyme serait donc en Belgique bien AVANT cette date.
Si les CHEOUX sont montés du Sud grâce aux invasions arabes,
nos racines peuvent donc être arabes.
Si les CHEOUX sont descendus du Nord grâce aux évènements
guerriers ou autres évènements, alors nos racines peuvent être germaniques,
luxembourgeoises ou autres, vu les nombreuses mutations géopolitiques de
cette région.
Le mystère reste donc entier au 29 août 2006.
Nous continuons à chercher. Merci AIMEE pour votre travail
et votre aide !
Clôture du document le 26
août 2005.
Relecture et adjonction de
certaines infos le 29 août 2006.
Michel CHEOUX
** Pierre TUCOO-CHALA est
domicilié à PAU et est LE spécialiste du MOYEN AGE.
(son ouvrage : GASTON FEBUS,
un grand prince d’Occident au XIVè siècle – Marrimpouey Jeune 1976).
Je lui ai téléphoné en 1999, au sujet de l’expédition de
GASTON FEBUS en Russie et de la migration d’un CHEOUX Wallon vers les
Pyrénées. Il me répondit « que c’était son père GASTON II qui avait ramené
des FLAMANTS pour peupler la bastide de Tournay….. » (sic).
Suite à la lecture de son ouvrage, je me suis empressé de
téléphoner au Conservateur du Château de Mauvezin dans les Baronnies, pour
savoir si les armoiries - les 3 roses au chien courant - des DE CHEOUX
n’étaient pas gravées dans une pierre du château….Réponse : « Rien de cela
n’est au château…. ! »
Cette hypothèse pourrait être remise en question si nous
trouvons le migrant au cours de cette époque….
Nous avons trouvé les premiers CHEAULX à Campan sur un acte
judiciaire de Bagnères de 1480 environ.
De 1350 (voyage de Febus) à 1480, nous n’avons que 130 ans,
qui ne représentent que 6 ou 7 générations……qu’il faudrait retrouver à
Campan ou dans les environs.

Les croisades...
UNE HYPOTHESE OUBLIEE :
LES CROISADES.
****
Les mouvements de populations ont existé de
tous temps. Les diverses hypothèses qui sont développées dans les pages
précédentes, en démontrent certains.
Cependant, les évènements religieux des XI,
XII et XIIIè siècles ont provoqué des expéditions militaires pour délivrer
la ville de JERUSALEM et des lieux Saints sous domination islamique depuis
le VIIè siècle.
Huit croisades se déroulèrent de 1096 à
1291.
Au début, les pèlerins se firent massacrer,
puis les chevaliers prirent la relève et s’emparèrent de la Palestine, où
ils durent rester pendant 2 siècles avant d’être expulsés.
La 1ère Croisade :
La ferveur soulevée par URBAIN
II gagna les milieux populaires et la levée en masse des artisans,
marchands, laboureurs, seigneurs, barons, abandonnant tous leurs
biens, emmenant femmes et enfants…. Ainsi, des villages entiers se
dépeuplèrent et beaucoup de croisés partirent sans idée de retour……
La 2ème Croisade :
A partir de 1131, date de la mort
de BAUDOUIN II, les crises qui menaçaient la paix dans les états
féodaux établis en Terre Sainte s’aggravèrent. Le pape EUGENE III fit
appel à LOUIS VII. Le 31 mars 1146, Bernard de CLAIRVAUX
prêcha à Vézelay et souleva l’enthousiasme de la foule. Ensuite il se
rendit en GERMANIE, où l’empereur CONRAD III accueillit
sans entrain l’idée de se battre dans le lointain Orient. Ainsi commença une
nouvelle guerre sainte, vouée à l’échec, les 2 souverains ne s’entendant
guère. Mais ils partirent séparément
En 1148, ils attaquèrent la ville de DAMAS.
Une armée puissante, formée de Français, de Germains et de troupes
des divers barons de Palestine, dut renoncer face à une armée turque
déterminée à se battre. Il fallut renoncer au but même de l’expédition.
CONRAD III rentra en Germanie au printemps
1149, LOUIS VII regagnait la France en avril de la même année.
La 3ème Croisade :
Elle fut entreprise à la suite des
conquêtes de SALADIN, sultan d’Egypte et de Syrie ; il voulait réunir
les terres morcelées des musulmans en un seul état. Il s’empara de Damas,
Homs, Hama, puis il décida de se battre contre les Francs, qui, subissant de
graves défaites obtinrent une trêve en 1180, qui fut rompue en 1181 par un
chevalier franc avide de richesses, RENAUD DE CHATILLON, qui pilla
une caravane de SALADIN.
La guerre reprit aussitôt. En 1183, il
s’empara de plusieurs forteresses. En 1187, se déroula la bataille de Hâttin
où les chevaliers francs furent encerclés, massacrés, capturés. SALADIN
était maître de la Terre Sainte. Il arriva devant JERUSALEM qui se rendit le
2 octobre 1187.
L’empereur Frédéric BARBEROUSSE prit la
route à la tête d’une armée de 100 000 hommes (?), remporta la
victoire d’Iconium en Anatolie sur le sultan turc, mais périt noyé en
traversant le Salef en Cilicie. L’armée, éprouvée et victime d’une épidémie
se dispersa et repartit pour l’Europe. Seuls quelques
chevaliers restèrent avec le duc Frédéric de SOUABE, fils de
l’empereur, pour participer au siège de Saint-Jean d’Acre qu avait commencé
en 1189.
En juillet 1190, RICHARD CŒUR DE LION,
roi d’Angleterre et PHILIPPE II de France arrivèrent par voie de mer.
Dans le conflit, Acre affamée capitula en juillet 1191.
Une trêve fut conclue le 2 septembre 1192 :
les Francs gardaient la côte de Thyr à Jaffa, la liberté du pèlerinage était
garantie aux chrétiens qui se rendaient à Jérusalem, et aux musulmans allant
à la Mecque.
SALADIN
mourut malade et épuisé en 1193. Ni les
Francs affaiblis, ni les Turcs ne souhaitaient poursuivre une guerre
incertaine de part et d’autre.
La 4ème Croisade :
Elle fut la plus tragique, car au lieu
d’aller délivrer la Terre Sainte, elle ne combattit que des chrétiens.
Les croisés partirent par mer, et ayant
conclu un marché avec la ville de Venise qui se chargeait de transporter les
troupes contre 85 000 marcs d’argent et la moitié des conquêtes qui seraient
faites en Occident. Mais les Croisés, moins nombreux que prévu ne purent
verser que 51000 marcs. Venise imposa de nouvelles conditions : l’aider à
s’emparer du port de Zara occupé par le roi de Hongrie. En novembre 1202, la
ville se rendit et fut pillée par les Francs. Le pape excommunia les
Vénitiens et les Francs. Au printemps 1203, la Croisade reprit la mer,
débarqua à Corfou, le 24 juin mit le siège devant Constantinople qui fut
pillée, incendiée, ravagée. Le Comte BAUDOUIN de FLANDRE fut porté
en triomphe et choisi comme souverain du nouvel empire latin ; les autres
barons se partagèrent les différents royaumes.
En 1261, Michel PALEOLOGUE réussira
à reprendre Constantinople et à rétablir l’Empire byzantin qui survivra
pendant près de 2 siècles.
La Croisade des Enfants :
Elle fut une extraordinaire expédition
entreprise par de jeunes français et de jeunes allemands qui rêvaient de
partir à la reconquête de Jérusalem.
En 1212, dans la région de Vendôme, un
jeune pâtre, ETIENNE, affirma que Dieu lui était apparu sous les
traits d’un pauvre pèlerin et lui avait demandé de tout faire pour reprendre
le Saint-Sépulcre. Le petit berger rassembla autour de lui une troupe que
l’on peut estimer à quelque TRENTE MILLLE enfants, presque tous pauvres. Le
groupe demanda l’aide du Roi et malgré l’hostilité, la plupart des enfants
continuèrent sur Marseille pour s’embarquer.
Sept grandes nefs furent affrétées, 2
d’entre elles sombrèrent dans une terrible tempête, les 5 autres se
rendirent à Alexandrie, où les capitaines vendirent les enfants à des chefs
Sarrasins ou à des marchands d’esclaves.
A la même époque, en Allemagne, se forma
une autre croisade de 10 000 à 20 000 enfants qui se rendit en Italie ou
elle fut mal accueillie. Refoulés à Gênes, ils tentèrent de regagner Rome où
le pape les blâma avec violence. Puis ils voulurent regagner l’Allemagne,
souffrant de froid et de faim, la plupart d’entre eux moururent en chemin.
La 5ème Croisade :
En 1213, elle fut prêchée par INNOCENT
III, sous prétexte qu’une forteresse, construite par les musulmans sur
le Mont Thabor, dominait la plaine d’Acre.
L’expédition se déroula essentiellement en
Egypte de 1217 à 1219. Elle était constituée de Hongrois et d’Autrichiens.
Après certaines péripéties elle sombra dans l’échec.
La 6ème Croisade :
Elle se déroula sur 2 années, de 1228 à
1229. Elle fut dirigée par l’empereur FREDERIC II de HOHENSTAUFEN,
qui avait épousé en 1225, Isabelle, fille de JEAN de BRIENNE.
FREDERIC
préférait la diplomatie aux combats, mais il tarda trop à partir. Le pape
l’excommunia et lui interdit même de se rendre en Terre Sainte. Il prit
quand même la route à la demande de son «ami», le sultan d’Egypte al
KAMIL, neveu de SALADIN, qui était en conflit avec son frère.
Après 5 mois de négociations, un traité fut signé le 11 février 1229 :
Jérusalem fut rendue au royaume latin, ainsi que Nazareth, Bethléem, Toron
et Sidon. La ville Sainte était déclarée ouverte : les musulmans
conservaient l’emplacement du temple avec les mosquées d’Omar et al-Aqsâ ;
les chrétiens reprenaient le Saint-Sépulcre.
FREDERIC II
ayant rétabli le Royaume de Jérusalem par la diplomatie, fut couronné roi de
Jérusalem le 18 mars 1229, et regagna l’Occident.
La 7ème Croisade :
En 1244, les héritiers du sultan al-Kamil,
divisés, reprirent définitivement la ville sainte et battirent l’armée
franque à Gaza en 1245. Le pape Innocent IV lança alors un appel pour une 7ème
croisade à laquelle répondirent le roi de France, des barons anglais et le
prince de Morée.
SAINT-LOUIS en prit le commandement. Il
était accompagné de ses 2 frères, le comte d’Artois et le comte d’Anjou,
ainsi que de sa femme Marguerite.
Le 25 août 1248, la flotte de Francs, 38
gros vaisseaux, prit la mer à Aigues-Mortes. Après un regroupement à Chypre,
la flotte reprit la mer le 13 mai 1249 et fut éparpillée par une énorme
tempête : des vaisseaux revinrent à Limassol, d’autres furent emportés vers
les rivages de Syrie. Le 4 juin, les galères royales parvinrent en vue de
Damiette, où SAINT-LOUIS décida un débarquement immédiat. Les habitants
ayant fui, il rentra dans la cité silencieuse le 6 juin, sans combattre.
Pour délivrer les lieux saints, il dut
détruire l’armée égyptienne. Après de rudes combats contre l’émir
Fakr-ed-Dine, il put traverser le bras d’Achoum le 2 février 1250. Surpris,
les Sarrasins n’eurent pas le temps d’organiser leur défense et battirent en
retraite dans Mansourah.
Les hommes du comte d’Artois et un corps de
Templiers les suivirent en ville, mais ils furent massacrés jusqu’au dernier
et, parmi eux, le comte d’Artois.
Une seconde bataille s’engagea le 11
février. Les combats furent terribles. Les croisés isolés, furent contraints
de s’enfermer dans leur camp. Les maladies décimèrent alors l’armée, les
soldats mouraient par centaines. Saint-Louis tenta une sortie
désespérée, mais les chevaliers, écrasés par le nombre durent se rendre. La
croisade était terminée.
Les vainqueurs imposèrent de dures
conditions : restitution de Damiette, versement de cent mille besants d’or,
soit 500 000 livres tournois. En avril, la rançon fut versée, Saint-Louis
et ses compagnons purent s’embarquer pour Saint-Jean d’Acre. Les Sarrasins
gardèrent 12 000 prisonniers, condamnés à l’esclavage et à l’abjuration.
La 8ème Croisade :
Depuis 1260, le sultan mamelouck du Caire,
Baïbars, s’était emparé de la Syrie musulmane, des établissement
latins et avait cantonné les Francs dans quelques places côtières.
Une nouvelle intervention était nécessaire
et le pape Urbain IV, déclencha la 8ème croisade, dont les
départs s’échelonnèrent de 1265 à 1272. Les croisés aidèrent les Francs
d’Acre à défendre leur dernière place, tandis que Saint-Louis
s’embarquait le 1 juillet 1270 pour Tunis. Dès le débarquement une épidémie
de peste décima ses soldats, son fils, le jeune prince Jean-Tristan,
et lui-même expira le 25 août 1270.
L’arrivée de
la flotte de Charles d’Anjou sauva ce qui restait de l’armée
chrétienne. Au retour, une tempête jeta une partie des navires sur les côtes
de la Sicile. Les hommes moururent noyés ou de la peste.
La croisade était un désastre.
Quand le sultan Baïbar mourut en
1277, les chrétiens ne possédaient plus que quelques villes côtières. 12 ans
plus tard, en 1289, Tripoli tomba aux mains des Egyptiens et 2 ans après ce
désastre, ce fut le tour d’Acre, qui fut prise le 18 mai 1291, et sa
citadelle, tenue par les Templiers, succomba le 28.
A la fin du XIIIème siècle, il ne restait
plus rien des possessions chrétiennes en Orient. Toutes les conquêtes des
guerres saintes étaient perdues pour toujours.
Sur le plan militaire, ce fut un échec
total. Sur le plan religieux, les croisades, en particulier les premières,
suscitèrent un élan de foi qui toucha TOUTES LES COUCHES
SOCIALES, les pauvres et les riches, les humbles et les
puissants.
Mais elles eurent des répercussions sur
l’avenir des civilisations. Des échanges se firent, et l’Occident découvrit
des techniques et des productions nouvelles : les bateaux de transports de
troupes, les chevaux appelés «huissiers», la boussole, l’astrolabe, les
chiffres arabes et le zéro ; la fabrication du verre, la culture de
l’abricot, les techniques bancaires.
Elles favorisèrent l’implantation des
marchands italiens dans l’Empire byzantin, mais elles brisèrent tout espoir
de réconciliation entre chrétiens et musulmans pour de longs siècles.
Extrait de l’ouvrage «Les CROISADES»
Editions du Rocher 1999. Histoire de France.
LA FIN DES TEMPLIERS.
Les chevaliers
et les Templiers qui purent se sauver de ces tragiques expéditions, de
retour sur leur sol natal, trouvèrent des destinées particulières. Certains,
dont les traces ont pu être retrouvées par des historiens ont fini leur vie
comme ceci :
-
VINCENT DE PUIVERT et THOMAS
de PALAMINY, parvinrent à
Saint-Jacques de Compostelle. Leur croix reliquaire n’étant mentionnée dans
aucun inventaire du trésor de la basilique, certains pensent qu’ils périrent
dans une tempête de neige en franchissant les Pyrénées. D’autres affirment
qu’ils sont morts quelques années plus tard en combattant les Sarrasins, et
que la croix a été perdue.
-
ARNAUD de BERNIS,
partit pour Carcassonne et rejoignit le parti hostile aux Inquisiteurs, où
il retrouva GERAUD de MONTPEYROUX. Celui ci fut
condamné à la prison et à une lourde amende qui provoqua sa ruine. ARNAUD
de BERNIS fut arrêté et brûlé le 20 juin 1311, sur la grève de l’AUDE,
au-dessus du Moulin de Sainte-Marie.
-
ROGER de CASTELNAUD,
rejoignit ses frères, Raoul et Mainfroy, dans leur château du
PERIGORD.
-
PEIRE de QUEULE
demeura avec lui. Ils furent arrêtés le
13 octobre 1307, internés dans une des tours de DOMME, où ils laissèrent
dans la pierre, de nombreuses inscriptions contre Philippe IV et le pape
Clément V.
-
GUILHEM de VILLAUDRIC,
resta quelques mois à l’hôpital d’Aubertin
(GAN Pyrénées Atlantiques). Au printemps 1293, il quitta le Béarn pour
remettre le rapport destiné à Guillaume Bernard, Maître de la milice du
Temple. Le 13 octobre 1307, il échappa à la rafle qui frappa les templiers
de France. Il mourut en 1320 de désespoir, en assistant aux violences
anti-sémites qui ensanglantèrent TOULOUSE, lors de l’épisode des
Pastoureaux.
-
RAIMON,
fils du comte de TOULOUSE, en route pour Compostelle, trouvait qu’ORTHEZ
ressemblait à FOIX, ou en plus petit à TOULOUSE, voire CARCASSONNE. Il fut
assassiné, basculé par-dessus le parapet d’un pont et enterré par ses
compagnons d’armes, au milieu des pèlerins, à AUBERTIN, sur la route du
SOMPORT. Une stèle discoïdale, portant en son centre une croix nimbée de 12
petits cercles, fut plantée sur sa tombe.
Extrait de l’ouvrage «Les Templiers» de
Gilles Bernard – Editions Empreintes – Sept. 1998
transmis par Marie Widart. Palavas les
Flots.
CONCLUSIONS.
Telle fut la fin de ces hommes d’honneur, partis en guerre
pour un idéal religieux, et manœuvrés par des autorités ecclésiastiques,
avides de posséder les lieux saints de Jérusalem.
Mais, parmi ces nombreux combattants de
l’impossible, l’on peut remarquer que les 2 premières croisades ont provoqué
des mouvements très importants de population, les individus sensibilisés et
volontaires ont quitté leur pays pour ne plus y revenir, des Français et
des Germains ont combattu cote à cote….
Alors, que
penser de cette mobilisation générale des mentalités et des croyances,
lorsque l’on sait que les DE CHEOUX de Chéoux, sont des personnages ayant
des convictions religieuses, puisque l’on a recruté de nombreux abbés et
curés dans leur généalogie (Melchior, Evrard, Lambert, Melchior…)
Antérieurement à MELCHIOR qui est né aux
environs de 1400, il est fort possible que ses ancêtres de 1096 à 1291 (soit
404 à 209 ans antérieurs) aient été impliqués dans ces aventures tragiques.
Il est fort possible aussi qu’ils aient pu
mourir au cours des combats, de maladies, de famines. Mais l’on peut
envisager aussi, qu’ils ont pu regagner l’Europe, débarquer à AIGUES-MORTES
avec des Templiers, et se fondre dans les populations du Sud-Est et du
Sud-Ouest de la France, pour ne jamais retourner dans leur pays natal de SIU,
de CHIU ou de CHEOUX.
L’exemple des Templiers décrit
précédemment, démontre que certains sont bien restés dans cette région de
France et y ont péri après maints déboires.
Que penser d’un Templier DE CHEOUX ou
simplement CHEOUX, errant, cherchant à sauver sa vie et à s’intégrer dans
une région qu’il ne connaît pas ?
Certains des Templiers désignés ci-dessus
sont morts de mort violente (assassinat, condamnation.), d’autres ont été
épargnés, et dans ce lot, ne pouvait-il pas y avoir ce DE CHEOUX parti pour
Jérusalem, revenu sur le sol Franc et s’installant définitivement dans notre
SUD-OUEST (antérieurement à 1275 puisque CHEOUX existe déjà en Wallonie)
Cette hypothèse est tout aussi valable que
les autres…. elle s’ajoute aux autres. Mais dans ces nombreuses
suppositions, quelle est la bonne qui doit nous permettre de découvrir que
le CHEOUX du NORD est bien resté dans le SUD ?
Les difficiles recherches commencent par la
lecture des ouvrages historiques permettant de cerner les probabilités, afin
de sélectionner celles qui ont le plus de chances de nous faire aboutir ! Ce
que nous faisons ! Mais ensuite ? Que chercher ? Où trouver ?
Une épingle dans 10000 bottes de foin !
S’il y à épingle !
Michel Chéoux le 15/10/1999

Histoire médiévale de la péninsule
Ibérique...
HISTOIRE MEDIEVALE DE
LA PENINSULE
IBERIQUE
Recherche de la possibilité
de migrations, transport des noms, de brassage des races….
Ouvrage de Adeline RUCQUOI
(Editions du Seuil – novembre 1993)
**********
Hypothèses émises sur la
migration d’un CHEOUX :
On trouve le toponyme /
patronyme CHEOUX en Belgique (Lotharingie à l’époque) en 1285 (Guerre
de la Vache), CHEAULX devenu CHEUX puis CHEOUX en Hautes
Pyrénées vers 1450 environ sur un acte judiciaire, à Bagnères de Bigorre, et
CHEUX
en Mayenne et Calvados.
1- Soit il est originaire
du Nord (Lotharingie) et il a migré vers le Sud et l’Ouest grâce aux
conflits guerriers, errance, commerce, maladies, famines….
2- Soit il est du Sud de la
France (Pyrénées) et il a migré vers le nord ouest et le nord pour les mêmes
raisons…
3- Soit il est espagnol,
arabe ou mozarabe (espagnol arabisé) et il a migré de l’Espagne vers le sud,
le nord ouest et le nord de
la France suite
aux invasions arabes de l’an 710 à 1350 environ.
4- Vu le rang social des
CHEOUX wallons, le titre de seigneur et les armoiries, ont-ils été
acquis en Belgique |